12.10.2011

Le jouet de Hong Kong

L’image de Hong Kong est trop fine (trop tranchante) et trop précise pour que je l’élabore et l’étende. L’extension ne s’associe pas tout de suite avec l’intensité ; il faut d’abord, pour cela, que le trait rencontre l’espace et qu’il se brise.

Pour occuper l’espace, il faut multiplier le point et projeter l’image ; dans le jet de l’image, se multiplient les gouttelettes de pensée ; il pleut de la couleur et il se crée une atmosphère ; la lumière s’installe et bientôt la ville sera peuplée ; bientôt l’industrie connaîtra son processus et on pourra la filmer ; le moteur du cinématographe s’accrochera à un point intérieur et il semblera aux voyageurs qu’ils sauront où aller ; l’expression exclusive de joueurs solitaires comme moi se mettra en boîte et suivra des protocoles ; on créera des procédures, on fabriquera des chaînes de production, etc.

En tout cas Hong Kong est pour moi une ville-jouet et un premier trait de couleur. Elle est ce dîner qui ressemble à un feu d’artifice et que je prends toujours, chez Ducasse, en face du port, comme si je regardais la vitrine de bibelots chinois et autres pièces minutieusement sculptées dans l’ivoire et hautement colorées que ma mère avait dressée dans notre salle à manger avec défense d’y toucher, la Chine n’étant pas si loin, par la couleur, du monde de l’enfance où j’étais nourri et satisfait – quoique j’y eusse été solitaire déjà – et la lumière qui nous éclairait au Liban prenant déjà un sens de Chine.

Ce n’est pas pour rien que mon père s’était passionné pour ces objets chinois et qu’il les avait fait entrer chez nous. La République populaire de Chine organisait des expositions dans le Beyrouth d’avant-guerre et son marché des antiquités nous pénétrait déjà. Oui, il y a un sens du Liban qui va jusqu’en Chine, et il n’est pas faux de penser que l’extrême de L’Orient, que je reconnais à Hong Kong dans le caractère infiniment plié et concentré des lignes et des figures et jusque dans les traits de la géologie et de la végétation (tout ce détail arrondi et compliqué où l’idéogramme se creuse à l’intérieur du point de l’image et qui me fait penser, quand je suis à Hong Kong, que je suis entré dans l’image de mon enfance et dans la vitrine que ma mère tenait fermée comme le secret de ce monde-là), se lève au Liban et que cette population de détails chinois et de complications colorées a déjà commencé sa marche dans les rues de Beyrouth.

Je n’ai pas de mal à imaginer que la population qui aurait grouillé dans les souks de Beyrouth, si ceux-là étaient restés et que la guerre n’avait pas eu lieu qui était venue situer à Beyrouth la faille historique irrémédiable – et même biographique, en ce qui me concerne – entre l’Orient et l’Occident, pourrait se transformer continûment, à mesure que l’on progresserait vers l’extrémité de l’Orient, en la population que je finirai par rencontrer dans les rues de Hong Kong et dont le mouvement serait à peine différent et la densité seulement un peu plus grande ;

et il n’y a pas jusqu’au moment de la pause et du retrait, ce refuge que j’ai pris pour déjeuner dans le restaurant Tai Ping Koon dont la décoration datait de l’époque précédant juste la guerre du Liban, qui ne m’ait exactement rappelé la couleur et la lumière – et jusqu’au détail même de la poussière – des pièces tranquilles où ne se passait plus forcément la ville ou l’époque, à Beyrouth, mais où j’attendais que l’on vienne me chercher ou qu’arrive l’heure où la salle serait animée : typiquement la salle d’attente d’un coiffeur de Furn-el-Chebbak où ma mère m’avait laissé, dont le style de la décoration mélangeait les rideaux, la végétation et les panneaux de bois et rappelait en tout point celui du restaurant chinois, ou la pénombre des salles à manger de maisons d’amis où j’étais admis, sans être reçu, en attendant que mon ami s’habillât et que nous fussions prêts à sortir.

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Hong Kong est pour moi une ville-jouet, sans doute parce que j’ai pris l’habitude de la scruter et d’y passer un temps sorti de l’époque, comme si ce temps rejoignait celui de mon enfance, ou un temps littéralement extrait de ma propre vie, comme si celle-ci s’était arrêtée entre deux mondes ou deux hémisphères.

Car Hong Kong est mon lieu de passage entre le monde de la probabilité et le monde du marché, entre Paris et Sydney, entre le début de l’aventure de Tintin et sa fin ; et il est normal que le trait subisse une réduction au moment du passage à Hong Kong, comme si l’image connaissait au milieu, au moment de s’inverser entre les deux hémisphères, un point de retournement où elle serait réduite sans perdre son détail, ce qui donnerait au monde, au moment du passage à Hong Kong, à la fois son caractère de miniature et son caractère chinois

et je l’entends au sens où l’idéogramme chinois, cet empire du milieu de la langue, est également le lieu où la symétrie entre l’image et la pensée se réduit à un seul point et où l’image s’imprime donc fatalement dans la pensée, ce qui explique qu’il n’entre rien, dans le caractère chinois, de l’enchaînement antisymétrique et causal de la façon occidentale d’écrire et de penser, rien de la copule qui met en boîte (EST), mais que le milieu de la pensée et de l’image, cet endroit où elles se rencontrent pour s’associer, soit au contraire peuplé de la seule symétrie de l’association et de la corrélation (ET).

Hong Kong est une ville-jouet ; elle est la ville de l’enfance de ma pensée, non pas au sens où celle-ci ne serait pas compliquée mais où, bien au contraire, ma pensée serait réduite à son minimum au passage de Hong Kong, c’est-à-dire qu’elle serait infiniment pliée et ne concernerait et ne nourrirait plus que moi (c’est moi qui serais son enfant).

Ainsi ma pensée sortirait-elle de l’époque et de la géographie, au passage de Hong Kong ; elle sortirait des contenus et des continents et ne se donnerait plus à l’époque ou au processus industriel qui aurait pu accessoirement me mener jusque-là ; elle ne se donnerait plus qu’à moi et à la singularité de ma seule expression ; l’enfance n’étant plus ainsi un moment passager de la vie mais un passage que la vie peut emprunter à tout instant et qui se caractérise par la symétrie totale (réduite à une miniature, à la manière d’un jouet) entre l’image et la pensée et par une entière liberté de l’association d’idées (frisant l’absurdité et l’abolition de la causalité, empruntant la logique de la bande dessinée et le mécanisme du jouet) qui ferait que des phénomènes mûrs et des industries futures pourront se recomposer et s’élaborer autrement, au passage de Hong Kong.

Et je caractériserai encore mieux l’enfance de la pensée par l’idéogramme, en disant que la pensée se place, grâce à lui, au plus près possible de son image, en s’y confondant presque dans le point de passage et de symétrie mais sans s’y identifier.

Car la relation entre l’enfant et le jouet (entre la pensée et l’image), que j’appellerai l’idéogramme, se caractérise non pas par l’identité entre l’enfant et le jouet, mais par la proximité la plus grande entre leurs visages et leurs idées et par le temps le plus long possible (infini, pourrait-on dire) que l’enfant passe à scruter son jouet.

(Mieux encore que les caractères de l’alphabet sont gravées dans mon esprit les lignes et les courbes, et jusqu’à la matière, des jouets que j’ai pu avoir et scruter, enfant. Il me semble d’ailleurs que le jouet que je serrais contre moi au moment de dormir – mon doudou – représentait un garçonnet chinois qui tenait une orange contre sa tête.)

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Ainsi le voyage de la pensée se définirait-il pour moi tout seul, et ce voyage de mon expression singulière signifierait-il tout simplement que, équipé de mon véhicule de pensée et de mon projet personnel, de cette œuvre que je veux créer et de laquelle je m’approche (ce grand retournement du panneau de la pensée, cette trappe que je finirai par ouvrir dans l’histoire et même dans le récit, cette force de l’image que je porte en moi depuis une enfance qui n’a connu d’autre pensée et d’autre image que moi-même tellement on m’avait répété que j’étais le plus beau, cette exclusivité de l’image et de la parole qui se paie aujourd’hui par le poids de la mission – car je sens que je n’ai vécu si longtemps seul avec ma pensée et avec mon image, je veux dire, privé de la pensée et de l’image d’autrui et même de la faculté de l’aimer ou de dépendre de lui autrement que par la surface, que pour trouver tout seul, plus tard, à travers ma seule image et ma seule pensée, un but inédit, un nouveau protocole et même une industrie entière dont l’intervalle, au moment de traverser le miroir et la symétrie entre l’image et la pensée – ce qui pourrait s’appeler mon passage à travers les lois de réduction de l’âge et de la réflexion de la lumière de Hong Kong –, sera forcément absurde),

ainsi mon voyage solitaire signifierait-il que le temps de l’enfance de la pensée doit revenir et que ma mission, qui revient à rapprocher le plus possible l’image et la pensée, s’accomplira lorsque je me serai exprimé tout seul au sein de ces banques qui m’attendent comme des vitrines chinoises ou des coffres à jouets, en ne répondant et en n’obéissant à aucun processus industriel ou protocole commercial, mais en veillant strictement à la seule image de ma pensée –

car l’enfant de la pensée peut également se caractériser en disant, non pas qu’il ne pense pas, mais que sa pensée ne concerne que lui et qu’elle est son propre jouet ; c’est-à-dire qu’il veille à son image et même qu’il tient l’image de cette pensée le plus près possible de son propre visage ;

l’enfant n’étant pas un égoïste de la pensée mais simplement le souverain de ce royaume-là ; l’enfant ne cherchant pas à posséder ou à dominer, n’exerçant aucune retenue ou contrainte sur la pensée, mais au contraire lui donnant l’entière liberté (lui redonnant son équivalence avec l’image), puisqu’il ne la donne qu’à lui-même en tant que jouet et qu’il n’est lui-même qu’un passage que peut (et que doit, même) emprunter la pensée à tout moment, pour retomber dans l’image et connaître de nouveau l’intervalle de liberté et d’absurdité duquel pourront émerger de nouveaux mondes et se reconstruire des industries entières –,

mon voyage solitaire, à travers l’industrie changeante de la banque et à travers les structures des produits dérivés que certains comparent à des dragons chinois ou à des jouets en papier, signifierait-il ainsi tout simplement qu’il se trouve au moins un enfant innocent qui est prêt à jouer avec la pensée, c’est-à-dire qu’il n’a pas appris ou retenu l’industrie mais qu’il ne tient qu’à une image, qu’il ne connaît que la couleur et que c’est en raison de cette intensité – que l’étendue n’a pas encore brisée – qu’il reste seul, s’exprime seul et joue seul avec sa pensée,

dont l’image n’a pas encore de contenu industriel ou de plan qui aligne la cause et l’effet mais n’est que le prétexte pour la penser singulièrement, quitte à ce que l’image ne contente que la seule pensée et que toute l’occasion fournie par la vitrine de la banque et par l’époque entière du marché ne soit qu’une occasion pour produire la pensée et pour la présenter.

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Le voyage de la pensée, dont on ne sait pas dire si je l’accomplis pour l’enfant que je suis ou pour finir de construire mon propre jouet

(ma boîte et mon livre entiers prenant ainsi, à bien des égards, la simple tournure de simples jouets que je n’aurais utilisés que pour passer le temps ou pour rendre ma pensée fidèle à je ne sais quelle image de l’enfance ;

car enfin, la matière des produits dérivés est jeune et le marché est encore un enfant, et avant de s’assurer de tel ou tel protocole et de mettre en place le cycle entier de l’industrie, il faut encore s’assurer que la pensée et l’image ont passé suffisamment de temps collées l’une à l’autre ;

mon processus de démonstration et par conséquent de persuasion n’est pas causal, ne l’oublions pas, et ne relève que de la logique de l’image ; ce n’est pas une chaîne d’arguments que je transporte avec moi dans ces salles où je révèle mon processus et ma technologie : moi qui matérialise un vélo dans mes bagages et dont la seule image de précision au sein de l’industrie a consisté à insérer la conquête du Victoria Peak entre deux plans de l’image et deux plans de la pensée ;

l’intensité de ma pensée ne peut pas parcourir une chaîne et elle ignore la succession des images ; ce qui fait qu’on ne peut gagner mon argument qu’en s’exposant suffisamment longtemps à la projection de ma pensée-image et que le « front » de l’industrie que j’emmène avec moi et que je révèle en ouvrant ma boîte ne signale aucun commencement de l’argument ;

car il n’est le signe d’aucun point interne sur lequel le cinématographe pourrait s’accrocher et le processus industriel gagner un point ou un début de logique interne. Comment l’argument du marché des actifs contingents, qui ne connaît aucun générateur de l’image, aucun début métaphysique que je sais désormais n’être qu’un écran et une fausse reconstitution historique de l’image de la pensée, pourrait-il, d’ailleurs, commencer ?

Le front que je révèle est, au contraire, uni comme une image qui n’a laissé filer aucune ligne qui aurait pu la débobiner, et lorsque je débarque, en tant qu’enfant de ma pensée et chargé de sa plus proche image, dans ces banques et dans ces coffres à jouets, c’est par un discours singulier, que je gonfle comme un ballon et qui ignore les pointes de la logique classique qui auraient pu le hérisser, que j’envahis petit à petit l’espace.

On ne vend pas des jouets à des personnes âgées, et on ne les partage pas avec les autres enfants ; si bien que c’est pour jouer tout seul et pour donner à l’image de ma pensée la meilleure occasion de se colorer que je suis venu m’exprimer dans cette salle de marché et déballer tous mes jouets.

Ce n’est donc pas par agence directe que je finirai par vendre mes « idées » et transmettre quoi que ce soit de ma pensée du marché, mais à travers l’âge entier – et ce sont les enfants qui transmettent l’âge, ne l’oublions pas, et non pas les personnes mûres –, c’est-à-dire que par l’innocence de l’image et l’innocence de la pensée, je finirai par marquer les autres avec ma façon de jouer, suffisamment pour qu’ils retombent dans l’enfance de leur propre pensée et qu’ils oublient les contraintes de toute ancienne logique et les murs de toute ancienne maison),

le voyage de la pensée vers son image consiste pour moi en ce trajet depuis Paris, ou l’invention de la probabilité, jusqu’à Sydney, ou la dernière image de l’album.

C’est en partant de la pensée, forcément française et même parisienne, scolaire, héritière de Pascal, de Descartes et de Poincaré, et en finissant dans son extrême opposé où la pensée est retournée à l’état d’image, à Sydney qui représente pour moi la fin de la probabilité et la succession des images du marché devenue bande dessinée, que j’emprunte, au milieu, le passage de Hong Kong, où la pensée et l’image se rapprochent à l’extrême et même se composent à l’état de jouet.

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Or, l’image de Hong Kong est trop fine (et à la fois trop compliquée : comme un idéogramme où se sont composées l’image et la pensée pour former un seul jouet) pour que je m’y étende et que je retienne du passage dans cette ville, qui réduit l’image des deux mondes à un seul point de retournement de l’image et l’échelle à celle de la miniature et du jouet, autre chose que l’image du sommet (Victoria Peak) ou que le nœud de la circulation en bas de la montée,

depuis lequel je me suis échappé en pédalant le plus possible jusqu’à m’en rompre le cœur de peur qu’il me retienne de monter ou que je perde, dans l’ensemble d’échangeurs et de sens contradictoires, le trait qui allait m’envoyer au sommet, et lequel je retrouverai et rejoindrai plus tard, en redescendant, dans un plaisir qui sera l’inverse de celui de la montée et de l’échappée mais au moins aussi grand.

Le jouet de Hong Kong, qui débobine et rembobine pour moi le fil de la pensée en étant ce genre de jouet se réduisait ainsi à ce va-et-vient, au mouvement de yo-yo entre le sommet et le nœud de la circulation de Hong Kong qu’il embobinait à la base.

Car dans la spirale compliquée de Hong Kong tournent l’un sur l’autre, en animant le cœur de ma pensée, le fil du monde d’en haut et celui d’en bas, comme si la symétrie entre la pensée et l’image se décrivait plus précisément au sein du jouet sous la forme de cet enroulement réciproque qui fait que l’on peut indifféremment dérouler la pensée en déroulant l’image ou dérouler l’image en déroulant la pensée,

si bien qu’en s’arrêtant à Hong Kong, on n’atteint pas seulement un point d’équilibre entre la pensée et l’image, une indifférence vis-à-vis du sens de la vie (si celui-ci doit aller de l’image vers la pensée, de l’enfant vers l’adulte, ou de l’adulte vers l’enfance de la pensée, c’est-à-dire vers le jouet) mais on vient également, et peut-être même surtout, se loger au cœur du mouvement et de l’enroulement, la pensée du jouet et de l’idéogramme étant ainsi un cycle intérieur, une oscillation interne que je reconnais comme celle de l’intensité et non pas de l’étendue cyclable et carrossable à souhait.

C’est ainsi que je m’étais armé du jouet essentiel et que ma pensée avait trouvé une contenance pendant qu’elle répétait à tous ce qu’elle ne pouvait que répéter et absolument pas déduire et encore moins généraliser, à savoir que l’image du marché n’avait pas plus de lien avec la pensée héritée ou l’idée reçue de la probabilité que le jouet, dont l’enfant répétait le geste de l’embobiner, n’avait de lien avec les constructions ennuyeuses de l’âge de l’adulte.

Je ne sais aujourd’hui exprimer l’extrême précision de l’image de Hong Kong autrement que par la vitesse de composition du jouet et sa précision. Ce n’est pas d’un objet particulier qu’est constitué le jouet – ce n’est pas par un caprice d’enfant que j’ai décidé d’acheter ce vélo et de le posséder si vite – mais de toute l’idée de remplacer la pensée par l’image, l’argument par l’ornement et par l’occasion de présenter la pensée, et de celle de remplacer l’élaboration de toute la visite de cette banque d’un genre nouveau – qui ne méritait d’ailleurs pas d’autre traitement et commandait même celui-là en particulier – par le désir beaucoup plus violent, tellement intense qu’il fusionnait de nouveau ensemble l’image et la pensée et me faisait croire à cette ville de Hong Kong comme à un seul et unique jouet, de gravir à vélo le Victoria Peak et de revenir à la banque (afin de lui démontrer mon produit et lui faire part de mon image du marché) seulement entre deux épreuves et deux usages du jouet.

Ainsi serai-je revenu embobiner la banque dans le fil de ma pensée et de mes images, justement dans l’intervalle entre deux sommets et deux simplicités de ma machine, au moment où le yo-yo lancé revient s’enrouler et créer au centre du jouet le nœud de la circulation.

J’ai intimement mêlé la banque au plaisir de retrouver le nœud de la circulation (et une composition certainement différente de la pensée) après avoir moi-même pénétré dans l’image de Hong Kong.

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