30.06.2011
La mécanique du pédalier
Il y a un mystère dans la probabilité et j’ai beau décrire des cercles et m’éloigner du projet, j’ai beau m’en aller à la recherche de routes où je pourrais pédaler avec simplicité, je n’arrive pas encore à me plonger au cœur de la machine – ce qu’on appelle le générateur –, je n’arrive pas à m’arrêter tout à fait dans l’intervalle où l’on attend l’événement. Car on attend sans avoir vraiment pensé ; on est arrêté sans connaître l’arrêt et le fond de l’instant.
Il faut ainsi, au sein de l’arrêt, trouver un deuxième arrêt, une descente immédiate jusqu’à l’origine des temps et même la genèse du temps, un tour complet de la table qui a donné la statistique pour commencer. Il faut tout cela et l’insérer comme une image, sans doute la plus fine, au cœur de l’intervalle où n’a pas lieu l’événement encore et où seule a cours, soi-disant, la probabilité, pour savoir quelle matière consolider là et quels atomes exactement détourner, quelle reconstruction de la pensée pour remplacer la probabilité.
J’aurai, au cours de l’âge, le temps de m’immobiliser, ou de descendre graduellement au fond de ce puits – je ne sais quels ouvrages et quelles mines (quelles galeries) m’attendent encore dans ce passage vers le monde suivant, à travers le tunnel que j’aurai su creuser sous le mur de l’histoire et le voyage qui me mènera enfin à l’époque d’avant le temps. Pour l’instant, je tourne encore à la périphérie du problème sans le pénétrer et sans m’arrêter, et en tournant, je me déshabille et je me simplifie.
Je ne sais pas où placer dans l’histoire cette abbaye où Philippe, avec qui je venais de rompre le fil et d’arrêter le projet, est venu me rendre visite, comme pour me dire que l’histoire et le générateur aléatoire pouvaient attendre et qu’il existait un lien plus fort que la probabilité, qui ne se découvrait que dans la visite de l’événement et la géographie.
Si le cœur du débat sur le marché et la probabilité se situe dans l’intervalle qui me sépare de Philippe, alors, dans cette « prise » directe de Philippe sur l’image que j’offrais, dans cette visite sans projet et sans probabilité qu’il m’a rendue à cette abbaye où j’étais moi-même sorti du cœur de la machine et m’adressais déjà à la périphérie, en se rapprochant de moi de la sorte et en venant directement observer ma machine à écrire, Philippe a éjecté la probabilité sur le bord de la route et m’a rejoint après le marché.
On aurait dit qu’il ne restait, avec l’âge, qu’un chemin de la pensée qui dépassait les concepts ou les laissait sur le côté, et qu’il n’y avait plus, à cette époque de la vie où Deleuze dit qu’on questionne la philosophie, qu’à se laisser aller jusqu’à la matière du corps – manger avec appétit, faire du sport, apprécier l’amitié, regarder enfin tout projet de la pensée comme une borne accessoire ou simplement kilométrique, posée sur le bord de la route qui descend jusqu’à la fin de la vie.
Je retiens que la pensée du marché s’est décomposée en ses éléments les plus simples dans cette abbaye, et que Philippe et moi, qui étions allés jusqu’au bout de la technologie et même avions trouvé là l’intervalle qui nous séparait – la matière de l’amitié et le seul avenir qui restait lorsqu’il était décidé que l’un allait fabriquer l’outil et l’autre écrire des livres de philosophie –, n’avons trouvé rien d’autre à discuter, à la fin de ce cycle technologique – car il faut dire que cet événement-là nous avait lui-même trouvés, et ce n’était pas là un hasard –, que des options les plus simples, tellement simples qu’elles sortaient de l’ordinaire du marché et qu’elles s’appelaient des « paris » (bet options).
Je trouve remarquable que, dans l’histoire du pricing des produits dérivés à laquelle Philippe et moi avions pris une grande part – et si celle-ci n’est pas à lire dans l’histoire, elle le sera dans la géographie, dans notre simple situation au cœur de l’événement et dans notre arrêt à cette table même où nous dînions –, le fin mot de l’histoire, en ce dîner de l’abbaye, en soit venu à reconsidérer les simples paris, et la façon dont toute la finance pouvait renaître de là.
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Je n’ai pas écrit une seule ligne dans cette abbaye où j’avais emporté une autre sorte de machine à écrire. C’est en face des ruines de Baalbek que j’avais défini la place de l’écrivain, ou plutôt, que je l’avais trouvée, au terme du processus géographique – celui qui allait me sortir du projet et de l’histoire de la finance pour finir par m’introduire dans le livre. C’est en face des ruines, à ce balcon où j’écrivais, que j’avais compris comment sortir du temps (et même de la succession des noms et des images qui forment l’arbre de la vie) pour visiter l’événement et même le pénétrer tout à fait – où je venais de conclure la continuité du matériau entre le marché et l’écriture (le contrat d’écriture), puis entre celle-ci et la ruine.
C’est à Baalbek qu’a commencé à se déposer en moi cette matière du livre (à rouler cette pierre) qui allait combler le vide de l’histoire et créer absolument un pont entre l’événement et moi. (Comment comprendre que ce n’est pas avec la pensée et la probabilité que se construisent le livre et le passage du livre, mais bien avec ce qui reste, c’est-à-dire avec la pierre, avec ce trait qui se grave sur la table sans jamais se retourner et sans se perturber ?) C’est en écrivant ce livre et en trouvant cette ruine-là que j’allais d’abord trouver une place, à ce balcon, où ma famille même ne viendrait pas me déranger, puis commencer à écrire ce livre dont la charge exacte et la densité exacte allaient exactement me projeter hors de la boîte, dans l’explosion qui aurait lieu à New York, sur le site même où l’histoire avait fait disparaître son propre processus et où l’événement allait commencer à régner, pour finir par m’emporter au-delà de l’histoire, à travers le mur où je garderais, au passage, enterré mon père.
Mais que dire aujourd’hui, maintenant que je suis situé de l’autre côté de l’histoire et définitivement sorti de la boîte ? Je recherche toujours la pensée, ou la complication de celle-ci : la pensée de la pensée, avais-je écrit ; mais il serait plus correct de dire le corps de pensées avec lequel me tourner vers l’ouvrage suivant. Je ne sais si je dois inventer un autre processus que l’écriture, après la fin de celui de Baalbek ; en tout cas, je constate que la machine que j’ai emportée à l’Abbaye des Vaux de Cernay n’est pas exactement une machine à écrire mais celle qui est censée m’entretenir dans cette pente de fin de projet.
Je suis venu pédaler et non pas écrire, dans une simplification ultime de la machine, et la visite de Philippe malgré tout – car je me demande encore quel processus interne l’a poussé à venir se situer avec moi dans cette abbaye, après la probabilité et après le projet, si ce n’est la pensée que lui et moi sommes géographiquement associés dans l’histoire de la boîte et l’histoire du marché, ce qui veut dire que d’être ensemble et de dîner ensemble, de partager un paysage avant de partager une pensée, doit passer justement avant l’histoire et avant le récit, avant le plan et le projet, avant l’avenir, même – se décrit plus simplement, non pas comme un attachement à mon projet, à mon livre ou même à ma pensée, mais comme le simple attachement à mon « pédalier ».
Philippe doit toujours se « mêler » de moi, quoi qu’il fasse – voilà le sens ultime de ma retraite et de ma place, celle-ci se situât-elle à l’extérieur du projet et de la place – et ne peut pas se passer de la « mécanique » que j’appellerais le pédalier.
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Je voudrais alors, d’un seul tenant et d’un seul trait, et pour me donner celui qui me redonnera espoir et me refera vivre – car ce trait me situera et la situation est ce que je recherche aujourd’hui avant tout, avant le passé et l’avenir, afin d’y définir le processus et d’y trouver la nouvelle machine et le nouveau mode d’écriture ; car dans l’absence de moi et de mon processus, il faut que j’appelle « écriture », et que je trouve à écrire à partir de là, exactement la situation où je me trouvais dans cette abbaye, une situation où je pédalais exactement au lieu d’écrire et où Philippe est venu dîner avec moi au-delà de l’histoire et du projet et comme pour les remplacer déjà –, conclure que, pour ce qui nous intéresse et qui est le marché des produits dérivés, il était normal, comme retournement de l’histoire ou plutôt comme la clôture de son cycle, que Philippe et moi, qui représentions exactement en notre situation « simplifiée » dans cette abbaye, que je décrirais du nom de « pédalier », l’extrémité de la technologie du pricing, ne trouvions à discuter, dans une simplicité et une fraîcheur qui faisaient coïncider notre fin de cycle avec le commencement supposé de tout le marché, que des options digitales, et encore, d’un point de vue qui n’était plus celui de la finance mais d’une vague qui accourait vers nous depuis un continent étrange, ou du moins de l’autre côté du monde ou même de l’histoire, je veux dire, la perspective du parieur simple et du bookmaker.
Ce ne pouvait pas être le projet, ou la matière compressée dans la boîte ou dans les livres, qui avait poussé Philippe à se joindre à moi ce soir-là, pour boire et manger et se situer dans l’abbaye, contre toute attente. Il faut croire qu’avec l’âge commence à s’accumuler une autre matière que la pensée et même, je dirais, que le passé et l’avenir (il me reste à la définir), car c’est celle-là qui a poussé Philippe vers moi, ou plutôt, l’a attiré. Je l’appelle du nom du « pédalier », pour l’associer à tous les chemins qui font la géographie ici et pour lesquels je m’étais moi-même déplacé – moi qui étais venu pour pédaler ; car ces chemins se situent dans la terre ferme, dans le corps qui est allé à l’extrémité de la pensée et du cycle – mais je peux également l’appeler « situation ».
C’est à notre situation dans cette abbaye, nous qui étions sortis du cycle et de la pensée, que pouvait se mesurer exactement notre participation à l’histoire de la finance, ou plutôt, à la géographie de ses concepts.
Dans un nouveau genre d’écriture, qui passe fatalement par ma boîte et par mon livre et qui m’utilise essentiellement comme sujet, je devrais être capable d’écrire l’histoire du marché, ou plutôt, de la revoir radicalement. Il faut que je trouve, au cœur de mon association avec Philippe (qui peut se décrire comme notre « boîte », ou notre « pensée »), ce qui a bien pu l’attirer dans ma situation et, trouvant là une nouvelle logique du récit ou d’enchaînement des concepts, je devrais pouvoir conclure que si les associés de la boîte qui réécrit le marché des produits dérivés se retrouvent ainsi, après la fin de leur processus, pour pédaler et ne plus penser, et s’ils ne trouvent pas d’autre sujet – à admettre ou à rejeter – que celui des « simples paris » et des options digitales, qui vient à point nommé – et ce n’est pas là un hasard – les interpeler, c’est que quelque chose de grave doit être en train de se passer dans l’histoire des options et de leur marché.
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Il faut que je profite de l’extrémité à laquelle je suis réduit, celle de cette liberté improbable et cette fin du projet (car le projet est ce qui retient et ce qui fait vivre), et qui est la capacité de me dégager de la boîte et même, je le crains, du processus entier de l’écriture pour pédaler – et c’est dans cette extrémité que vient me rejoindre Philippe justement, ce qui me fait penser que lui aussi s’est déshabillé et s’est simplifié, ou qu’il a déchaussé sa pensée, et qui me fait songer qu’il doit rester au-dessus du projet, ou plutôt, qu’elle s’est constituée à mesure que le projet se délitait, une matière bien ferme, débarrassée de toute attente et de toute pensée, dont Philippe a dû emprunter le passage et simplement dérouler la continuité pour venir jusqu’à moi –, pour précisément redéfinir l’écriture, ou trouver celle avec laquelle raconter la suite du marché,
après que les inventeurs de la machine d’écriture du marché et que les « géographes » qui sont allés au bout de ce monde-là ont atteint la fin de leur processus et de tout processus et sont venus simplement se situer dans cette abbaye, au cœur d’une logique qui ne reconnaissait plus que les routes et le vallonnement du paysage, le décor de cette abbaye où on ne vient plus pour écrire, apparemment, et où ne vient plus l’inspiration, mais seulement comme moi, pour profiter de l’endroit sans intelligence particulière avec lui, et je dirais même, dans un contresens de la règle de son service – pour louer une chambre dont le seul intérêt sera de s’y coucher pour dormir ou d’y ranger le vélo, justement.
Si l’extrémité du processus du marché, ou peut-être simplement celle de l’âge (une certaine fatigue, peut-être), a pu nous mener, moi à cette abbaye où je suis venu exercer une machine plus simple encore que la pensée et l’écriture – la mécanique du pédalier – et Philippe, à venir me visiter pour partager avec moi ce repas qui se détachait de toute histoire récente et qui ne se refermait que sur la table qui nous réunissait (ce qui veut dire que la principale question est ici celle du lieu et de son contresens possible – car j’ai beau chercher, je ne parviens pas encore à en transpercer la muraille jusqu’à la lumière qui a pu me guider jusqu’à lui, et jusqu’à la vérité de mon projet), alors, à la fin du cycle, le sens de la visite ne se distingue plus de la visite du sens et Philippe et moi, surtout si notre entretien à cette table a exclusivement porté sur les options digitales et leur registre de bookmaker, pouvons aussi bien reconnaître ce moment comme la fin du marché que comme son commencement.
C’est-à-dire que mon processus d’écriture, s’il doit prendre son départ de cette abbaye au lieu de connaître sa fin, et si je dois commencer à écrire en creusant le terrain objectivement et en ne me souciant pas en premier lieu de ce qui m’inspire personnellement, pourrait consister à faire abstraction totale de l’histoire qui m’a amené jusqu’ici, à oublier tout ce que j’ai appris sur le marché et à poser la question inaugurale de celui-là à la manière d’un décor et d’une situation, c’est-à-dire, d’une géographie,
où Philippe et moi, ajoutant au cœur de cette table tout ce que le lieu contient : la pensée de la route vallonnée, cet usage des bornes kilométriques (quelle construction sont-elles, quels signes, quelles ruines ?) et jusqu’au détournement du lieu qui n’aura servi qu’à remiser mon vélo, considérons enfin le problème du pricing des options digitales par un bookmaker et non pas par le marché,
c’est-à-dire que nous le considérons au commencement, puisque notre situation exacte, à nous qui nous sommes rejoints ici sans histoire et sans pensée mais seulement dans la mécanique du pédalier, à nous qui sommes sortis de notre boîte et de notre projet, revient exactement à trouver ce nouveau mode d’écriture et ce commencement – puisque, pour nous trouver ici, nous sommes venus d’ailleurs et sommes sortis d’un ancien projet, mais, nous trouvant ici, nous pouvons tout recommencer et tout redéfinir, prétendre que notre boîte n’était qu’une introduction à la géographie et à la situation, et que c’était désormais la situation qui dominait.
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J’ai parlé du détail compliqué du tableau d’après. S’il faut que je sorte du livre et que je traverse la grille de Baalbek – car il faut croire que je suis resté prisonnier là-bas, de ce lieu où mon absence m’a remplacé, et que, pour sortir, il suffit que je fasse un pas et que je constitue, en franchissant l’intervalle, le terrain qui s’étendra devant moi et se continuera jusqu’ici – et s’il faut que je reconnaisse dans ce lieu de retraite, cette abbaye, l’image qui pourrait m’aider à recommencer d’écrire, quitte à ce que l’écriture ne suive plus de processus mais trouve autre chose pour s’enchaîner, quelque chose qu’elle héritera du paysage ou de cette force minimale de la succession des images, alors je retiendrai l’image de Philippe venu me rejoindre à dîner, moi qui suis épuisé par l’idée de la succession et qui ne recherche plus dans celle-ci que la force minimale qui fait se succéder les images.
Dans ma retraite qui barrait désormais la route à l’histoire et à l’avenir et qui ne laissait plus la place, c’est-à-dire l’image entière, qu’à celle de la route et du vélo exceptionnel (si je devais développer la métaphysique d’après, cela ne pourrait être, comme je l’ai déjà indiqué, que la métaphysique de la route et du véhicule, sachant les deux véhicules exceptionnels que je possède et les circonstances exceptionnelles où je les ai assemblés ; ce qui me fait dire que dans le trait allant jusqu’à leur construction, dans le trait qui me laisse aller à chaque fois dans le garage de Blondeau et celui qui m’a fait pénétrer dans mon jouet et dans l’image de Hong Kong, réside exactement le sens de cette métaphysique entière qui me reste à faire, une métaphysique de l’image et de la pensée du mouvement qui s’est dégagée de l’histoire par la géographie et par le territoire et qui a trouvé un autre usage, et peut-être même une autre période, à la technologie), Philippe a trouvé le moyen de pénétrer ; ou plutôt, il a été retenu, il a réussi le concours d’entrée.
Que doit être mon histoire et que doit être son sens, quelle conclusion dois-je tirer à l’avance sur le territoire où va ma pensée et s’établit ma résidence, si le problème que j’ai posé a trouvé cette solution et si la difficulté du passage que j’ai interposée, ou le concours de passage que j’ai posé à l’entrée, ont retenu Philippe dans leur mécanique ? Mon mouvement est une retraite, et il est clair que je ne pourrai plus m’aventurer avec Philippe dans une nouvelle époque du marché. Je n’ai plus de mécanique à offrir qui progresse de l’avant, et la seule mécanique que j’affirme et qui doit attirer, en moi, est celle du pédalier. C’est une retraite que cette simplicité, à moins que dans la simplicité on ne voie un progrès et que la retraite ne se transforme en avancée.
En tout cas, une nouvelle façon d’écrire est à trouver, et il est clair qu’à mesure que j’écrirai et que je progresserai, c’est dans un cycle comme celui du vélo et de la route (bornée) que je m’établirai ; ce qui fait que je resterai sur place lorsque mon visiteur sera parti, que Philippe est libre de me rendre visite et même il est le bienvenu, mais qu’il ne faut pas croire que je l’accompagnerai au-delà de la sortie.
Avec la nouvelle écriture, un nouveau mode est à dessiner, celui de l’amitié ou même de l’amour. À partir de ces deux événements, et abstraction faite de ce qui m’y a destiné, je pourrai également trouver le commencement de mon récit.
10:03 Publié dans Immanence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : probabilité, marché, deleuze
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