16.06.2011
Passage de l'image
Transfert au Peninsula… si tel doit être le nom du passage pour revenir en Europe, et plus précisément à Cabourg. Il y a, dans le transfert, l’idée de minimiser la distance ou l’intermédiaire. Dès ma descente d’avion, j’ai été conduit dans ma chambre du Peninsula et le film a commencé. L’île de Hong Kong s’est encadrée dans la nuit et mon visage s’est aussitôt plaqué contre le grand écran coloré.
Je sors de la chambre au petit matin, et difficilement de ma bouteille de Bourgogne, comme un petit génie. Le transfert de pensée revient également à minimiser les pensées intermédiaires et peut-être même l’intermédiaire de la pensée. J’ai donné à la mienne la plus grande flexibilité et je ne sais plus de quelle matière elle est faite lors de ces transferts monumentaux, ni à quelle vitesse elle se passe. Je n’ai plus une pensée à moi (comme on dit : « Je n’ai plus une minute à moi. ») tellement je la donne au mouvement et que le déroulement de l’image ne me laisse pas le temps de reculer.
L’enchaînement de la pensée devrait se calquer sur celui des événements, et moi perdre ma liberté dans cette chaîne et respirer désormais comme une machine à penser. Le moteur a divergé et je ne distingue plus le cœur de la machine : chaque pièce est devenue indépendante et prend désormais une part égale à la fabrique générale.
Je ne sais plus susciter l’intérêt et, pendant que je roule vers le Peninsula en limousine et que je m’entretiens de mon rapide transfert avec celles qui veulent bien m’écouter, je ne sais plus à quel endroit de ma chaîne, ou à quel tour de ma pensée, elles s’accrochent. Car enfin, si elles sont là et que je les joins, si elles m’écoutent, c’est que je dois bien les trouver et qu’en me passant la main dans la tête, comme je me la passerais dans les cheveux, je dois finir par trouver leur nœud et leur intérêt. Mais je roule avec uniformité et me dirige sans pensée spéciale vers l’endroit où se disperse l’image.
Que serait le récit de ce déroulement sans pensée : une sorte de métaphore générale du décalage horaire, sans doute ? Pour que la pensée trouve un lieu, il faut qu’elle trouve un centre, et pour cela l’horaire doit être fixé. Une pensée en transfert comme la mienne est une pensée du décalage horaire, ou plutôt, elle glisse sur lui. Je ne retiens pas grand-chose de cette transition, et ma lecture du monde progresse désormais à une telle vitesse que mon horaire ne peut plus me rattraper.
Je laisse en chemin celles qui s’occupent de moi. En revenant me pencher sur ce qu’elles auront entendu de mon voyage et auront gardé pour moi comme un journal de voyage, je retrouverai peut-être certaines de mes pensées et relirai les endroits par où je suis passé. Qu’ont-elles pu penser de moi et qu’ont-elles pu garder quand je leur ai transmis la vitesse avec laquelle je suis passé et j’ai pensé ?
Après le vide au bord duquel j’étais allé me presser à Sydney et l’intervalle de la frontière dans lequel j’ai pu passer du temps, après la galerie d’art, après l’attente, je connais le manque total d’intérêt du transfert, et l’absence de transition. Ce n’est plus la pensée que j’ai enchaînée mais, plus simplement, la mécanique de mon corps. Entre l’atterrissage à Hong Kong, l’introduction dans ma chambre, la séance de natation et le dîner si arrosé, je n’ai pas senti le temps passer et le grand écran du Peninsula m’a alors juste permis, avant de me coucher, de répéter l’absurdité de l’image de la prostituée : le minimum que je pouvais en tirer et que j’ai tout simplement refusé, sachant que le nœud du film et l’intérêt tout entier ont dû tenir dans le passage de l’image, dans l’accès qui était barré et dans le fait que la prostituée a dû décliner pour moi son identité, et s’inscrire en bonne et due forme dans mon temps et dans mon transfert – comme si elle devait vivre avec moi.
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Je pourrais alors simplement déclarer ceci : que la pensée du transfert qui parvient à l’équateur sur son chemin de retourner à l’hémisphère nord après avoir inspecté l’image du bout du monde et retourné cette carte-là à jouer, s’arrête et se réduit à cette inscription de la prostituée la plus contingente (à l’introduction de cette identité la plus fortuite, à l’insertion de ce papier d’identité le plus mince) et à cette impression de la figure la plus fine de la femme (tellement fine qu’elle ne constitue même pas une carte à jouer) dans le registre de l’hôtel et dans le passage de la pensée.
La pensée du transfert ne laisse aucune épaisseur et aucune prise. C’est à bien pire que le vide que je dois m’attendre et m’affronter, lors du transfert, et à un passage plus cruel que le fond de l’instant. Il est normal qu’au retour d’Australie, je retrouve à recharger à Hong Kong, avant l’identité et le projet qui pourraient remplir la vie (comme si j’allais véritablement partager la vie de cette prostituée si fine qu’elle était invisible et lui proposer de rester), tout simplement l’image. C’est l’image qui ne donne plus le temps de passer – il restera à déterminer si elle occupe bien l’espace ou si, en passant et en se déroulant, elle ne délimite pas carrément autre chose –, et dans ma logique retournée qui ne s’occupe plus que de transférer des pensées et transmettre des images, je dois dire si la finesse extrême, c’est-à-dire le manque total de pensée, ne réside pas dans la loi de succession des images.
Car j’aurai trouvé, entre les images, une mesure plus fine encore et plus vide que l’intervalle qui les sépare, une force plus faible que celle qui dit, au minimum, que les images doivent se succéder. Je ne sais pas ce que j’ai trouvé, qui doit se passer là et se presser là dans le transfert. Imaginer que la pensée est écrasée par le décalage horaire (quelque chose du poids de l’avion qui atterrit dans un fuseau horaire différent, et avant cela, quelque chose de la poussée de ses réacteurs) et qu’au moment où on l’invite dans la chambre où le corps pourra se reposer, le transfert requiert un passage plus fin (moins épais, moins consistant, c’est-à-dire plus absurde) encore que la mécanique du corps et de la pensée.
Ce passage sera celui de l’image, elle-même écrasée contre son plan de projection, elle-même s’arrêtant à l’entrée de l’hôtel pour perdre toute identité et tout contenu, pour se détacher complètement de l’ordre de la vie qui aurait pu contenir quelqu’un ou contenir du temps et ne plus représenter que cette femme plus fine qu’une image – si fine qu’elle en devient invisible – à qui on demande de présenter ses papiers pour pouvoir m’accompagner dans ma chambre.
Et d’ailleurs, elle ne sera pas restée avec moi – elle m’a avoué que j’allais lui manquer – tant le transfert de la pensée et le déroulement de l’image la plus fine ne nécessitaient que le passage, et même, que le simulacre. Lorsque ma pensée ne passe pas (ou qu’elle est en cours de se transférer), elle devient minutée, ce qui est plus fin et qui a moins de consistance – qui est plus absurde – encore que d’être réglée, et il faut penser que pendant que je transfère mon programme de pensée à celles qui en garderont le souvenir et peut-être même le secret, dans ces territoires que j’ai désertés, la minute présente et le programme présent, dont le passage est le plus fin et le plus tranchant, consisteront dans ce passage bref comme l’éclair (mais qui aura nécessité une réelle inscription dans le registre de l’hôtel) de l’image la plus fine, de la femme si invisible qu’elle en est inexistante, de la prostituée qui fait partie du plan de l’image et qui s’en est décollée juste pour m’offrir l’occasion de m’y insérer et, mécaniquement, de transférer ma pensée.
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OR, LA LOI DE LA SUCCESSION DE L’IMAGE
(imaginer que les images ne se succèdent plus mais que c’est l’image en tant que telle qui doit succéder à la pensée et être son héritière ; imaginer que je remplace le film des événements et le moteur qui fait qu’une image en succède en temps normal à une autre – imaginer que je remplace le cadre entier de pensée qui contient l’image et qui ordonne la succession des images – par la pensée que l’image en tant que telle doit succéder à la pensée en entier ; car on se demandera toujours à quoi tient cette loi du cinématographe et ce qui doit se passer entre les images, dans leur intervalle, d’autre que l’espace du fond de l’image et le fond immobile de l’instant, pour que la mécanique puisse tourner et les images se succéder ; imaginer que je perde ma pensée et que je n’hérite, en échange, que de la seule image ; alors j’affirme que par le plein d’image et le manque absolu de pensée que cela provoquerait, les images seraient entraînées par une force plus grande et par une mécanique plus matérielle encore que celles qui peuplaient la pensée d’images à l’époque où la pensée était le cadre et où les images s’y succédaient ;
si on n’a plus que l’image et qu’on n’a plus la pensée – ou c’est alors, au minimum, que celle-ci est en cours de transfert, soit que son fuseau horaire n’ait pas été fixé, dans un décalage à gauche et à droite qui fait penser que l’on ouvre un coffre-fort, soit que sa monnaie d’échange, qui remplace le temps et qui affirme l’événement, n’ait pas été déterminée –, a fortiori les images seront entraînées par leur force propre, qui sera plus grande que la pensée puisqu’elle en sera venue combler automatiquement le vide ; et de la succession des images on ne pourra tirer alors aucune pensée et on ne pourra pas vivre dans leur intervalle ;
on aura l’impression qu’une seule image devra succéder à une seule pensée si la pensée n’existera plus, par la suite, qui devra accompagner l’image, et qu’ainsi l’image qui suivra et succédera absolument à la pensée sera une image fixe ; quand la réalité est que l’image qui remplacera la pensée sera animée d’une force sans pensée et sans concept même (Bergson et Deleuze y ont-ils eux-mêmes déjà pensé ?) ainsi que d’un mouvement qu’on ne saura plus mesurer dans l’espace ou dans le temps ; une image livrée à elle-même, à sa propre finesse sans pensée, à sa propre invisibilité, si j’ose dire, pour ne pas dire à son absurdité ;
et ce qui m’intéresse alors, dans un effort monumental de la pensée, c’est de trouver la loi qui succède à la fois à la pensée et à la succession pensée des images ; j’ai l’intuition que cette loi de l’image sera comme la circulation d’une monnaie plus fine et plus insidieuse encore que la monnaie qu’on connaît ; je pourrais, dans cette liquidité-là, échanger des écritures, encore marquer et remarquer, trouver un plan de travail, aussi « absurde » fût-il et retiré de la pensée ; mais l’effort de la construction résidera entièrement dans la soustraction ;
car il faudra s’habituer à regarder les images sans les voir se dérouler et sans projeter, au fond de l’image, aucune pensée ; laquelle ne serait, dans cette logique retournée et dans cette ironie extrême de l’économie de la pensée, qu’un pur simulacre – la pensée n’étant plus, dans le royaume de l’image, que la représentation de la représentation : une fausse image de l’image)
SEMBLE ÊTRE SA DISPERSION LA PLUS TOTALE.
Si je dois transmettre une seule pensée au moment de mon transfert, c’est bien celle de la fugitive image de ce que j’ai vu se passer pendant que je traversais cet aéroport, cette ville et jusqu’au couloir de mon hôtel, sans aucune pensée. Si l’écrasement de l’image et la force de projection finissent, par élimination de toute pensée, par ne plus garder que la pensée de l’élimination – cette finesse extrême de la pensée –, alors c’est là que le transfert se sera joué, c’est là que ma pensée se sera nouée et que l’image se sera transmise.
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Dans la plus pure loi de la succession (car après la loi de l’image, il est normal que je me préoccupe de sa pureté – condition plus aisée que celle de la pureté de la pensée), et après que la pensée m’aura longtemps poussé vers le sommet, il était normal que je me dégage vers le sommet de l’image (on dit bien de l’image qu’elle est « pointue » – sharp image), et celui-ci, dans le film de mon transfert à Hong Kong, devait littéralement coïncider avec le Victoria Peak ;
où me voici donc réduit et assis, n’ayant plus à transmettre, après la pensée, que l’image, et dans celle-ci, son sommet, sa pureté ou son simple point, comme lorsqu’on dit que l’image est « mise au point » (sachant que je défie la pensée de l’être jamais) ; ce qui pourrait expliquer que je me sois volontairement entraîné, après la pensée, vers la fatalité et la pente et la chute de l’image – dans le seul but de trouver dans l’image ce que je ne trouverai pas dans la pensée, à savoir le point auquel je mettrai désormais l’image et qui remplacera donc, à travers ce point et en passant par sa logique, la pensée.
Par la pureté et par la réduction de l’image à son point, je me dispenserai de toute image, et bientôt de toute transmission. Car je me serai fait devancer par ma vitesse, et ce qui comptera le plus, après mon transfert et ce passage dans le noir de toute pensée, c’est que je me précipite le plus vite possible vers le point le plus concentré dans l’image et le plus concentré dans la pensée. Il n’importera plus désormais qu’on lise dans mes pensées ou qu’on reçoive mes images, car le seul lien que j’aurai avec celles qui attendent mon transfert sera le nœud de l’image ou le nœud de la pensée. Cela sera, dans ma précipitation, que je m’arrête de penser et que je gèle l’image.
Je ne trouve plus, en ce point où je suis réduit, que le résultat, et je dirais même, le résidu, de ma précipitation. C’est d’enchaîner les points de la sorte qui me fournit la plus grande satisfaction, alors comment en expliquer la logique ? Comment expliquer que je ne sois accompagné, au point où j’en suis et au moment où je me suis assis, que par la dernière image qui m’a poussé jusqu’ici, si bien que ce point au centre de l’image et de la pensée est également un point de compression des images, un état où la vitesse la plus extrême s’additionne à la pure immobilité ?
Or, il s’agit, à travers l’image et au-delà d’elle, de définir le lieu. La seule image qui reste et la seule pensée qu’il faut garder sont en définitive celles du lieu. Je définis le mien comme le point de supervision de l’image de Hong Kong – ce qui s’appelle The Peak Lookout – et la pensée m’envahit de sommer en ce lieu tous les détails de l’image.
Si Roger Laporte écrivait à ma place, il aurait intégré à sa machine d’écriture (je dirais même : à son cinématographe) tout ce qui aura traversé l’image : les deux vols d’oiseau non loin du sommet, l’araignée qui s’est dépêchée de débarrasser sa toile de la brindille que le vent y avait accrochée (ce qui confirme que l’araignée se débarrasse de toute pensée et de tout simulacre qui aurait pu imprimer – c’est-à-dire trahir, révéler – l’image de sa toile ; et l’inversion est d’ailleurs à son comble, dans le cas de l’araignée qui s’approche dangereusement du mien, puisque la toile sert en général à révéler les images et que l’araignée, quant à elle, veut rendre celle-là invisible en la débarrassant des objets dont la présence accidentelle risquerait d’en matérialiser l’image ; le peintre appose sur sa toile les images d’objets, tandis que l’araignée débarrasse sa toile des objets apposés, afin d’établir entre la toile et l’image ce lien essentiel qui est que l’image en restera invisible).
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Or, j’oublie de préciser qu’avant de parvenir au sommet et à l’arrêt de l’image, et à mesure que se déroulait le film ascendant du sommet, l’image qui se cristallisait petit à petit dans mon esprit était celle du vélo que j’irais jusqu’à emprunter pour gravir ce sommet. Je n’avais même pas besoin de penser pour former cette image, tellement la route et l’impression du sommet l’imposaient. Et si je pousse l’extrémité jusqu’à trouver ce vélo et gravir ce sommet, alors j’aurai prêté ma pensée à l’image et j’aurai laissé celle-ci me gouverner, alors le transfert aura été complet et le corps sans pensée et sans équipement aura trouvé tout ce qu’il lui fallait, sur le terrain, pour conquérir le sommet à vélo, et pénétrer dans l’image.
Après la pénétration de la frontière à laquelle le vélo m’avait conduit, voici que l’image du sommet, qui se mettait petit à petit au point, me conduisait réciproquement au vélo (lequel je devrais constituer de toutes pièces et littéralement créer à partir de rien). Et ainsi, si je ne devais retenir qu’une seule image après la constitution du sommet, si le transfert de ma pensée devait se compléter, ce serait par la conquête de ce vélo, qui apportait soudain à l’image du sommet l’animation qui lui manquait et qui poussait encore plus loin la mécanique de la pensée débarrassée de tout sauf l’image, puisqu’il laissait succéder à l’image du sommet, et même à son point, la mécanique simple, plus simple encore que la pensée et que l’image même qui l’imposait, du vélo.
C’est demain que je saurai si mon transfert à Hong Kong aura abouti, selon que j’aurai trouvé ce vélo, construit son image et gravi ce sommet. Seul le transfert m’intéresse, ainsi que l’état intermédiaire de l’image qui est comme la préparation à l’écriture ; or, c’est dans cet intervalle, précisément, que je me trouve évoluer en ce moment où je prépare l’image du vélo et où je suis complètement tendu par son aboutissement. Je n’ai plus que cette pensée-image en tête, et il est presque plus important de noter que je ne dispose pas encore du vélo mais seulement de sa mise au point – ce qui indique l’intervalle, pour moi, comme le lieu absolu où ne se trouve pas la pensée, ni encore l’image du vélo.
Or, à mesure que le désir montait et que l’image de mon vélo se précisait jusque dans les moindres détails de l’équipement que je porterais, je me demandais si l’image était licite et s’il était permis de faire du vélo sur cette route du pic (Peak Road). Jusqu’à ce que l’image finie et complète me croise, venant du sommet, ayant déjà fait son point et l’ayant même doublé, je veux dire, l’image de ce cycliste qui dévalait la pente après avoir atteint le sommet et qui venait à moi pour me confirmer dans l’image, sinon dans ma pensée.
Et cette image rapide comme une flèche est venue ponctuer la discussion que j’imaginais à mesure que l’image du vélo se précisait dans ma tête, celle que j’aurais eue avec Badih pour préparer la bataille et lui faire part de mon idée de grimper jusqu’au Peak à vélo. À mi-chemin du sommet, Badih était déjà installé dans le taxi à mes côtés et j’évaluais avec lui la difficulté de la montée, ce qui fait que Badih a vu avant moi le cycliste qui descendait, ou du moins, c’est Badih qui a crié en premier : « Tu l’as vu, cet enfant de salaud ! Tu as apprécié le point d’où il retourne, le sommet qu’il vient de se payer et l’image qu’il vient de mettre au point ! »
Après quoi, cela ne faisait plus aucun doute que j’étais coincé dans un transfert entre une image qui avait supprimé la pensée (et n’avait plus qu’elle-même pour unique monnaie et seule mécanique) et l’image qui restait à faire et à compléter, celle du vélo et même de l’équipement entier, avec lesquels je gravirais The Peak et pénétrerais pour de bon dans l’image de Hong Kong.
16:41 Publié dans Contingence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bergson, deleuze
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