22.06.2009

Solstice d'été

Le jour le plus long, et la période la plus courte.

Ce qui veut dire aussi : la phrase la plus courte. Car si le monde devient un livre, dans le mien, les jours et les périodes se mesureront en phrases, et encore, la topologie et la métrique n’y seront plus les mêmes, si bien que la distance que la phrase y mesurera ne relèvera plus de la page cet espace encore extérieur au texte mais creusera ce qui se passe en dessous ; comme si, en écrivant et en me perdant, je me rapprochais de plus en plus d’un centre où tout menacerait de s’arrêter ou de devenir, au contraire, absolument imprévisible – ce qui s’appelle curieusement, en statistique des distributions, avoir un « moment infini » – et qui imposerait que je reculasse infiniment dans le temps, que je relusse la totalité de mes écrits, pour énoncer ne fût-ce que la probabilité de la prochaine entaille, de la prochaine tique, du prochain insecte, chose évidemment impossible ; ou c’est alors comme si je courais vers le sommet et que mon souffle devenait de plus en plus court ; ce qui voudrait dire que mes phrases et mes jours en réalité raccourcissent par manque d’inspiration et que la chute, depuis ce sommet, sera d’autant plus interminable qu’elle est infime, qu’elle est noyée dans le détail de la fracture de la phrase et qu’elle me jette à l’arrière dans le monde. Non pas qu’elle parcoure la plus grande distance dans le vide, mais c’est qu’elle se sera approchée d’abolir la distance avec le vide, laissant désormais se creuser celui-là dans son intimité la plus profonde, venir le vide à elle et devenir son constituant principal, et même, comme dirait Badiou, son fondement.

Le jour le plus long ou ce qui s’appelle, dans la logique du monde, le solstice d’été. Or, je déteste l’été qui m’empêche de fermer les yeux sur ce que j’ai écrit la veille, puisqu’il me fait recommencer d’écrire le lendemain dans la même lumière, le jour s’étant levé bien avant que je ne découvre ma table ; le jour ne se levant plus ainsi sur ma table en même temps que la main que je lèverai sur elle ; le jour, la lumière, ne découvrant pas la table à la minute précise où je m’apprêterai, de la main, à la couvrir de mon cahier et à recouvrir celui-là d’écriture ; ce dérèglement de l’été, cet excès de la période, cette affirmation du cycle, instituant ainsi un décalage dommageable entre la période qui va éclairer ma table (celle du jour) et la période qui va la découvrir et la creuser et l’étendre à partir de là (ma phrase), si bien que la conscience, l’éveil, l’insomnie, s’engouffrent dans cet intervalle créé entre la période du monde (le jour) et la période de la table (la phrase) et brisent leur synchronie, fondant la pensée dans la surveillance et dans l’attente au lieu qu’elle devrait se fonder dans la compagnie de la table et se fondre avec la phrase : se fendre comme la fente qui ne prend ni ne donne, ni ne restitue, mais simplement crée.

Je me mets alors à espérer ce que j’écris et à le prévoir, alors que je ne devrais pas. Je le fais précéder par la pensée, au lieu que celle-ci devait rester fondue en lui. Je ne rêve plus ce que j’écris. Je ne l’oublie plus. J’abandonne le plan où la lumière n’était que rasante (c’est-à-dire qu’elle creusait le relief au lieu d’éclairer la surface et de l’écraser) et où je me retournais contre ce que j’écrivais comme on se retourne sur le marché. Je ne m’échange plus avec le plan d’écriture. Je ne connais plus la contingence absolue qui anesthésiait en moi la douleur de la nécessité d’écrire.

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Car je ne recherchais plus, en écriture, que la croix ; et tout ce qui est cyclique et périodique m’exclut et me laisse enfermé à l’extérieur du cercle. Que dire alors de cette affirmation extrême du cycle qu’est le solstice ? Et même le cycle et la bobine ne le sont plus pour moi que de l’enregistrement et de la restitution, alors que je ne voyais plus l’écriture que sous la forme d’un sillon, d’une faille qui s’élargirait et qui ne restituerait plus rien, puisque c’est elle, la première, qui ferait aller l’écrivain à son livre – l’écrivain à son monde – et que n’arriverait plus la matière à elle que comme un accident ; alors comment la trace qui en résulterait, cette écriture, serait-elle identifiée à une restitution ?

Sans parler que cet enregistrement et cette restitution le seraient forcément sur le mode analogique, l’écriture n’opérant alors pour la pensée que comme une analogie, sans différence avec la pensée autre que métrique ou purement extérieure. Alors que je m’attendais à un codage numérique, à l’introduction des doigts de l’écriture dans le tréfonds même de la pensée – ce qui s’appelle la pensée digitale –, si bien que dans l’espace de transfert entre la pensée et l’écriture, la première ne serait plus reconnue comme un sujet qui surplomberait l’écriture avant le transfert, et la deuxième ne deviendrait matérielle que par après : non pas par une perception extérieure de sa matière, comme si je disais que l’écriture ne le serait, une matière, qu’en raison de son caractère et de la page que n’habiterait décidément nulle pensée, mais pour la raison, précisément, que le sens de l’écriture – et je veux dire par là la pensée qu’elle transporterait – viendrait à elle en même temps que la matière.

C’est en même temps, sans qu’il y ait eu enregistrement préalable et restitution tardive, sans surcodage et sans unité de compte, que l’écriture livrera sa matière digitale, elle qui n’est qu’un mouvement de doigts, et que le sens viendra à elle, c’est-à-dire que la pensée creusera en elle le sillon où celle-ci devient grave, où la forme devient matière, où le monde connaît la gravité et attire l’écrivain à la rencontre de son livre.

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Et je suis distrait, arraché à mon plan de travail, littéralement enlevé à mon sillon d’écriture (que je ne rêvais, quant à lui, que sous la forme du ravissement, de l’enterrement ou de la disparition – et n’oublions pas que la logique des livres est l’inverse de celle des mondes et que la révolution n’y est plus ce que dit Badiou : que la « disparition » y est le nouveau terme pour dire « apparition »), en ce jour le plus long de l’année et le plus insoutenable pour l’écriture, par les gestes énormes de mon voisin de table, lui l’astre du jour dont la taille immense exerce sûrement une attraction directement opposée à celle de mon monde intime (de ce monde infime qui existe au fond de mon sillon et vers lequel je veux être continuellement précipité et comme en chute perpétuelle – justement le contraire de l’orbite – afin de continuer d’écrire), lui le masticateur qui plie et déplie et replie en l’air, à mille lieues du plan de la table dont il m’arrache exactement à chacun de ses mouvements, en des gestes brusques et immenses qui voilent à chaque fois la lumière du jour même, justement un journal, ce quotidien, ce cycle que je déteste autant que celui qui me donne aujourd’hui le solstice d’été ; sauf que le journal quotidien, dont le contact avec mes doigts à lui seul m’horripile – mais c’est sans doute pour la raison que mes doigts sont faits pour écrire, pour produire le fil de l’événement ; alors comment pourraient-ils ne pas être repoussés par cette matière où l’événement a déjà eu lieu, et même a eu lieu loin de la matière qui ne fait que le rapporter ? –, est un solstice de tous les jours.

C’est tous les jours le jour le plus long pour le journal ; c’est tous les jours que l’écrivain véritable ne parvient pas à l’écrire et que le jour le contient strictement (comme on dit en théorie des ensembles) et l’écrase de sa lumière et l’empêche de rêver ce qu’il écrit, c’est-à-dire de se coucher sur la table et d’oublier ce qu’il écrit avant d’écrire. C’est tous les jours qu’on est baignés, par le journal, dans une lumière qui nous a toujours précédés. Aucun moyen de se synchroniser avec la période d’un journal, lui qui n’est qu’une période, et d’introduire ne fût-ce que la première fente à sa surface impénétrable (pour le coup, celle-ci, absolument inondée de lumière) afin de faire précéder l’accident à la matière.

Car la matière du journal est là de toute éternité ; l’accident lui-même y est matière ; et j’ai beau m’être éloigné le plus possible de ces mondes et de cette logique, n’arrivant plus à concevoir ni qu’on pût écrire un journal ni qu’on pût le lire, il suffit qu’un astre du jour (ou devrais-je dire, du journal), aux dimensions aussi grandes que celle de mon voisin de table, manipule ce journal à tour de bras pour que la mauvaise attraction, ou plutôt, la mauvaise influence du monde s’installe à mes côtés et m’empêche définitivement d’aller vers le mien.

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Mais sans doute ce voisin immense n’est-il, dans ma logique du monde, dans ma partition et dans mon hôtel de la pensée, que le rappel du monde totalitaire dont le tour de taille dépassait l’imagination et dont le tour de force revenait à envelopper sous la même couverture la matière et l’accident, le corps et l’entaille, et à les faire disparaître par la nécessité et par le total des possibilités et non pas de la manière dont j’espère désormais que s’organiseront les disparitions dans mon monde qui a la logique du livre, à savoir qu’elles s’organiseront de la manière absolument inverse à l’apparition quotidienne des journaux, par la perte des corps et des biens et même du nom, en un mot, par la perte de toute connaissance qui fait que lorsque l’écrivain va à son livre et tombe dans son livre, comme je l’ai fait notoirement chez Murex, on ne lui reconnaît plus ni d’identité, ni de passé, ni de patrie, ni même d’avenir.

Et c’est sans doute le tour de bras qui m’impressionne aujourd’hui le plus, moi qui n’ai besoin que d’une main pour écrire, faisant ainsi qu’après le tour de taille et le tour du monde, ce soit aujourd’hui le tour du tour de bras pour me tourner la tête et me détourner de toute écriture ; la mise en mouvement du monde, son lancer en l’air et sa réception à la manière du ballon qu’il serait devenu, devant ainsi succéder logiquement à l’ironie de sa totalisation ; la loufoquerie d’un monde total où se trouverait traduite l’impossibilité de toute œuvre par la sommation totalitaire des états du monde ayant pris, chez Charlie Chaplin, le tour comique que l’on sait, et prenant très certainement, aujourd’hui, à mes côtés, la forme de ce voisin maximal, qui projette en l’air et qui rattrape aussitôt son journal – cette totalité que l’on fabrique tous les jours, ce solstice perpétuel –, dans un tour de bras et de gestes à la dextérité inouïe, me voilant le jour à chacun des lancers ; l’exercice tenant, à cette limite-là, du prodige physique plutôt qu’intellectuel, si tant est que la question puisse encore se poser de la matière ou du morceau ou du lambeau de journal que mon fauve pouvait encore avoir le temps, dans les intervalles de plus en plus courts qui séparaient ses soulèvements de bras, de rattraper avec les yeux.

On aurait dit, à chacun des soulèvements de bras, une révolution véritable, un tour du monde entier. Ainsi, à chacun sa période, et celle de mon voisin devenait tellement courte, en la matière de la rotation du journal entre ses bras, que je pouvais me demander vers quel monde intime il était ainsi, lui-même, précipité, vers quel cercle de l’enfer il tombait, quelle fente secrète il creusait dans sa propre ligne, en un mot, ce qu’il pouvait bien créer au fond de ce trou où il enterrait à bout de bras, à chaque mouvement de pelle, le monde, comme s’il balançait par-dessus chaque palpitation du journal une nouvelle pelletée du sable dont serait fait désormais le jour ambiant, ce solstice insomniaque qui restait indifférent à nos deux gestes, le mien pour écrire et celui de mon voisin pour dépecer le journal.

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Il faut dire que j’ai rarement été témoin d’un tel numéro de cirque. J’ai rarement vu un journal voler aussi haut aussi longtemps. Car mon acrobate le posait rarement sur sa table et prolongeait dans les airs l’exercice consistant à en faire défiler toutes les pages, de cette manière que j’ai toujours trouvée impossible pour un journal et qui a l’avantage, dans un livre, de pouvoir s’accomplir entre le pouce et l’index, la reliure du livre étant précisément prévue pour cela. Tandis que la reliure d’un journal justement n’existe pas ; elle n’est pas matérialisée dans le journal comme elle le serait dans le livre ; et quiconque voudrait en faire défiler les pages, surtout à la vitesse dont mon voisin passait pour le champion incontesté, dans ce geste inimitable qui consistait à lancer le journal en l’air et à espérer en changer la page dans le même mouvement, devrait lui-même matérialiser cette reliure à travers l’enchaînement de ses propres gestes et à travers son propre rythme qui serait devenu cette matière, c’est-à-dire qu’il devrait défaire et refaire instantanément la reliure, la répéter à chaque fois qu’il déplierait une page du journal, la notion de reliure et même de volume (toutes les deux si adaptées au livre) explosant ainsi à chaque fois en plein vol.

Car pour faire défiler les pages du journal, surtout dans l’air, surtout en lévitation complète au-dessus de la table qui aurait pu, quant à elle, tout absorber, surtout dans un unique aller-retour à la manière de mon voisin, on ne dispose que de la feuille et de la surface. Ce sont elles les variétés de base du journal et qui doivent continuellement le rappeler à l’ordre, si bien que le journal, à chaque lancer de mon moissonneur-faucheur, se déployait d’un coup comme un filet, donnant en bout de course sa surface maximale, couvrant au faîte de sa trajectoire bien mieux que les faits du monde, on eût dit carrément : la fin du monde, comme un parapluie atomique, comme une étendue qui trouvait là son horizon, comme une permission divine qui allait expirer, comme la limite absolue que pouvaient atteindre l’événement du jour et la surface du journal avant que le maître du monde et du lancer du journal ne les ramenât à lui d’un geste brusque, tout en réduisant les voiles dans le même mouvement de rappel, repliant le journal avec une vitesse et une précision maximales, selon une combinaison infaillible que le cerveau humain n’aurait jamais eu le temps de calculer en plein vol et que l’on penserait due, dans le cas de mon navigateur extrême, aux innombrables heures de vol qu’il avait dû accumuler et à l’ensemble de ses tours du monde en solitaire, si bien que la cartographie des airs et des océans et des terres ne se limitait plus pour lui à l’espace actuel, mais s’étendait à toutes ses virtualités et aux innombrables manières de le déplier et de le replier, les caps que le voilier devait doubler, les barres que le voltigeur devait franchir, les balises que la fusée devait atteindre (afin que le journal, projeté dans l’air avec une page, revînt sur terre avec l’autre), devant être aussi bien connus de mon capitaine que s’ils avaient été marqués sur une carte.

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Le journal voletait ainsi dans un numéro conjoint avec l’homme, et l’illusion du tour était en ceci parfaite qu’au bout de la course, chaque fois que le journal atteignait sa portance maximale, il semblait vouloir voler de ses propres ailes et échapper à l’emprise de son dompteur, quand cette lutte n’était en réalité qu’un effet du tour préparé par l’artiste, à la manière dont certains illusionnistes nous donnent à voir qu’ils luttent avec une bête sauvage quand c’est leur propre main qu’ils ont glissée sous le drap qui l’anime, et en ceci que le dresseur le ramenait alors à lui dans un froissement d’aile, rappelant ainsi à tout le monde que la bête, ici, ce n’était pas le journal, cet oiseau diurne auquel on pensait redonner la liberté de voler, mais bien lui, le lecteur du journal, qui ne bougeait pas de sa place et qui devait absolument se nourrir, absolument absorber sa ration quotidienne de monde au petit déjeuner – d’ailleurs celui-ci était servi sur la table et mon gouverneur beurrait ses tartines avec une dextérité et une précision qui n’enviaient rien au plan du vol du journal –, et que ce geste de lancer le journal et de le rappeler aussitôt n’était au fond que celui du pêcheur, dont le seul but était de prendre dans son filet la primeur dont mon homme se nourrissait.

Le journal, ce livre sans volume et sans reliure et dont l’art de tourner les pages relevait de l’aéronautique, opposait ainsi, dans sa légèreté et dans son manque d’épaisseur, en ce jour le plus long, en cette lumière qui était d’autant plus insoutenable pour moi qu’elle avait commencé aujourd’hui le plus tôt possible, plus tôt que toute obscurité ou que toute ombre qui aurait pu me servir à retrouver, de la veille, quelque aspérité sur laquelle accrocher de nouveau le filet de l’écriture, un contraste des plus remarquables au volume de mon voisin, qui était considérable.

Moi qui ai toujours pensé que la matière du journal était tellement légère qu’elle ne pourrait jamais s’attacher ni jamais attirer mon attention, j’étais surpris de voir le poids que mon voisin pouvait lui donner rien qu’en trônant à mes côtés et en exerçant à tour de bras sa compétence. Déjà que le solstice d’été avait commis dans le corps de mon écriture cette déchirure absolue, ce crime intolérable qui consistait à y placer l’ordre du jour et sa lumière avant ceux de l’écriture, voici que le journal de mon voisin, déplié et replié à une vitesse trop grande pour suggérer même la lecture, comme s’il ne devait rester du journal aucune matière à absorber et que seuls importaient le volètement des pages et la distraction, voire la stupeur, dont cela frapperait la fracture infinie de mes lignes et la fabrication de ma propre matière ; comme si mon voisin n’agitait pas ce journal dans l’espoir d’en faire tomber quelque fruit ou quelque « morceau de nouvelles » (comme on dit en anglais) qu’il se ferait un devoir d’engloutir, mais au contraire pour faire prendre au monde son départ, non pas vers l’aventure, non pas vers d’autres horizons – car la superficie du monde était bornée, ai-je précisé, par la surface maximale que pouvait atteindre le journal ce jour-là, bien qu’il fût le plus long, et dont mon voisin me donnait des rappels chaque fois qu’il le dépliait à l’extrême, en parachutiste de l’extrême qu’il était –, mais son départ absolu par rapport à mon propre monde ; comme pour me dire que l’attraction du jour, que le numéro du jour (et le plus long était aujourd’hui), que la nouvelle du jour, serait toujours infiniment distante de moi et étrangère à moi, m’emportant et me dérobant et me capturant, là où je n’aurais espéré d’autre dépliant que le processus du livre et n’emporter que lui, en un mot, me dérangeant et me distrayant absolument, produisant de force, dans le silence de l’écriture, le bruit du monde ; voici que le journal de mon voisin, donc, non content ce jour-là, le plus long, d’implanter le commencement du jour plus loin dans ma veille que je n’eusse pu jamais espérer atteindre par le sommeil de l’écriture, me voilait le jour naturel, dont je comptais alors au moins sur l’indifférence et sur l’uniformité de la lumière pour écrire, chaque fois que son dévoreur le pliait et le mâchait, dans des bras aussi puissants et énormes que des mandibules.

Commentaires

Imaginant le cocasse de la situation, j'avoue que j'ai beaucoup ri.
Un régal !

Ecrit par : fata morgana | 24.06.2009

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