23.03.2009
Seul l'impossible se réalise
La théorie de la relativité générale n’est pas relative, mais absolue. Elle rend intrinsèque, propriétaire, l’espace-temps. C’est-à-dire que l’espace ne sera plus l’espace extérieur, accroché on ne sait où, où se jouera la représentation (théâtrale) des phénomènes qui y sont attendus : le mouvement des planètes, les rayons lumineux, la matière et son cortège et son champ de gravitation, etc., mais qu’il deviendra interne à toutes ces saillies et à tous ces mouvements. Il sera lui-même structuré par la matière, sans aucun cadre externe, sans aucune dimension transcendante supplémentaire où décoder (après qu’elles y auraient été surcodées) la forme et la manière de cette structuration.
La géométrie et la structure seront directement celles de l’espace, qu’on appellera ici surface, pour bien indiquer que l’espace de la représentation a abandonné le théâtre extérieur et s’est plongé dans la chose elle-même, dans la variété elle-même (une variété devenue propre et intrinsèque, sans aucun espace de choix possibles où noter et sélectionner la façon dont elle « varie »), à la manière dont la géométrie riemannienne abandonne les repères extérieurs et ne connaît plus de champ et de déploiement pour sa « variable » et pour sa « mesure » que l’ondulation de la surface elle-même, c’est-à-dire l’onde et le sens, la transmission et la fabrique de la surface même.
Ainsi la théorie de la relativité générale prescrit-elle et presse-t-elle un seul sens de parcours (one stroke), celui qui va de la matière à la géométrie de l’espace-temps, sans échange ou aller-retour possible dans un cadre où l’une et l’autre seraient mises en relation. Elle y va dans une relation sans médiation extérieure et sans « identité », une relation qui n’a de sens (c’est-à-dire de différence : car faire sens, c’est faire une différence) que son propre parcours, qui n’a donc de médiation que sa différence propre.
En ce sens-là, en ce manque de rapport avec une identité externe, la théorie de la relativité est absolue et non pas relative. Elle n’a qu’une seule face, et ainsi elle est une façon absolue de dire la contingence ; où la contingence est ce minimum, ce commencement, cet aller sans retour, cette pensée sans réflexion, cette percée sans retardement ou attardement possible dans la « chambre des miroirs » et dans la salle des représentations où le discours doit se ralentir par le réseau de réflexions que lui renvoient les murs et le cadre où il s’enferme. L’espace devient alors un résultat et non plus un absolu posé à l’avance. La transcendance devient immanence.
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Et maintenant j’aimerais opérer un retournement similaire en ce qui concerne l’espace général où l’on situe d’ordinaire le possible. J’aimerais dire, non seulement que l’espace des possibles n’est pas lui-même défini à l’avance et qu’il n’est pas un théâtre où doit se jouer la réalisation, mais que, pour cette raison, et en simplifiant encore, le jeu du possible, son rôle, cela qu’on attend de lui d’habitude, ne devrait pas lui-même être donné à l’avance. Car, avant l’espace des possibles, il y a l’espace du possible, son lieu d’extension et de production, la salle où on l’attend, et ce sera encore une fois le lieu de la pensée représentationnelle. J’aimerais dire que la contingence est la matière première (chez Meillassoux, c’est d’elle qu’on déduit jusqu’à l’existence des choses), et que c’est elle, lorsque la lecture commence dans son sens à elle, qui produit comme résultat l’espace où le possible s’étend et s’attend.
Il n’y a donc pas d’espace de possibles qui préexisterait à la contingence, et où on attendrait de la voir réaliser l’une ou l’autre de ses branches alternatives. La contingence est le premier sens (celui du « double parcours » de la question : « Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ? », ou de sa transformation par Baudrillard : « Pourquoi y a-t-il rien plutôt que quelque chose ? »). Il faudrait ainsi dégager autant que possible la notion de la contingence de celle de la possibilité, quitte à suspendre le temps lui-même, le « temps » que ce dégagement et ce discernement aient lieu – car ils n’ont que le lieu.
Je me place là à un niveau métaphysique plus élevé encore que la relativité générale, puisque le temps lui-même n’est pas encore engendré à ce stade, sans parler que la conversion, qui est mon opérateur fondamental à ce nœud-là de la logique, est ce qui traduit la contingence dans le sens de la « place » (le sens de ce qui traverse, ce qui coupe et ce qui arrive), et que c’est la place qui donnera par la suite l’échange, c’est-à-dire le « temps » dans lequel l’actif contingent reviendra à moi sous forme de prix (et il reviendra éternellement parce que son temps n’est pas le temps chronologique).
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Ainsi la contingence absolue, celle des lois de la nature, est-elle le contraire de la nécessité sur un autre plan que celui où cette dernière sera assimilée à la somme totale des possibles (et c’est cette confusion des deux plans qui fera jouer à la nécessité – notion fermée et ponctuelle s’il en est – le rôle du mauvais pivot et du contresens ultérieur).
Les lois de la nature sont contingentes, c’est-à-dire qu’elles ne sont pas nécessaires, c’est-à-dire qu’elles auraient pu être absolument différentes, mais la raison en est le manque de raison, le manque de représentation, l’absence d’espace où aligner ces possibilités alternatives, et non pas sa présence. Cet espace des possibilités n’a pas lieu parce que le sens unique, absolu, qui a donné la contingence des lois a déjà eu lieu avant cet espace.
Ainsi, l’espace des possibilités ne devrait pas être ajouté au sens premier de la contingence et comparé à lui. La contingence première est inéchangeable ; elle est à une seule face ; et la question de la nécessité des lois et son autre face, qui est la « réalisation », avant tout conceptuelle, qu’elles auraient pu être différentes, ne sont qu’une tentative d’échanger cette contingence.
L’absolu est forcément contingent, puisque la nécessité est déjà une couche supplémentaire ; elle est déjà une face de miroir artificiel qui vient refléter la face unique de l’absolu, qui vient lui donner une autre face là où il n’en a besoin d’aucune et où il est, par définition même, cela même qui n’a qu’une seule face. Ainsi la nécessité, à ce stade-là de la contingence, doit-elle être rejetée sans le mot, et avant même le mot. C’est-à-dire qu’elle doit être rejetée, défaite, avant même que son nom ne soit prononcé. Sans parler des « autres façons possibles » dont les lois contingentes auraient pu être, qui ne sont pas des autres façons (qui ne sont pas d’autres faces) mais qui forment simplement une autre façon de dire la même contingence, c’est-à-dire de la dire encore dans le même sens. Ces autres façons sont l’autre face de la contingence qui n’a qu’une seule face (c’est-à-dire que la contingence dit ça : elle dit ça surtout). Autant dire l’incertitude du statut sémantique et logique de ces « autres faces et façons ». Il faut prendre le maximum de précautions en les évoquant, et certainement ne pas les confondre avec des possibilités.
Cette contingence première rejette donc la nécessité par le principe d’exclusion de l’échange impossible. Elle est tellement absolue que de l’opposer à une nécessité (ou, équivalemment, de la renvoyer vers son autre face, impossible, qui dit qu’elle aurait pu être autre) serait déjà une revendication indue et injustifiée de la pensée à son égard, elle qui est absolue et qui ne devrait ainsi être approchée par la pensée qu’à la condition (sans condition pour la pensée) que la pensée sorte de son théâtre habituel en l’approchant, c’est-à-dire qu’elle devra sortir de la médiation, du rapport, de la comparaison, de l’identité, de la nécessité, etc.
La nécessité est donc rejetée, et la contingence réaffirmée, avant (même) la lettre de la possibilité. La nécessité est rejetée absolument, avant même qu’on ait comparé la contingence aux autres possibilités ; car il n’existe pas encore de possibilité.
Et maintenant, on se tourne vers la dimension du temps, vers le temps de l’action et du présent vivant qui n’est lui-même que l’une des multiplicités selon lesquelles la contingence initiale se sera différentiée (alors comment ce temps pourra-t-il lui-même contenir un prochain avatar ?), et on confond la nécessité que l’on vient de rejeter avant même qu’elle ne se prononce, la nécessité rejetée absolument au nom de l’inéchangeabilité de la contingence, avec la nécessité comme somme de possibilités (en effet, la notion de possibilité a été entre-temps produite), et l’on raisonne que, comme la nécessité-somme-des-possibilités des lois est invalide, c’est donc que la possibilité sera ouverte que les lois de la nature changent, et même, que l’on pourra s’attendre à ce qu’elles changent.
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Il faut absolument reconnaître la contingence des lois de la nature ainsi que la possibilité qu’elles eussent pu être différentes, mais il faut se garder de projeter cette multitude de possibilités dans le futur. Une spéculation factuale comme celle de Meillassoux doit s’arrêter au passé et ne pas permettre que ces possibilités alternatives passées (concevables, donc) puissent devenir des possibilités futures attendues, tout simplement parce que les changements futurs, qui seraient alors dus à la contingence, sont d’un autre ordre que celui des possibilités.
Mon intuition est ainsi que les lois de la nature sont certainement absolument contingentes mais qu’il se passe quelque chose de fondamentalement erroné lorsqu’on se tourne vers le futur en attendant qu’elles changent, ou même, en se croyant obligé de démontrer pourquoi elles ne devraient pas changer. Sans doute la pensée conceptuelle et la métaphysique peuvent-elles nous laisser imaginer que les lois de la nature pourraient changer, mais l’attitude à leur égard devrait être matérielle et non conceptuelle, et l’on devrait parier qu’elles ne changeront pas.
Aujourd’hui, j’ajouterai que la conversion nous fait changer de discours, qu’elle nous livre enfin celui qui sera adapté à la contingence indépendamment des possibilités, et donc qu’elle pourra à la fois nous faire comprendre la contingence initiale, la contingence absolue avec son mode de transmission spécifique (le prix, le marché, le médium matériel), et à la fois nous tourner vers la contingence future, celle du vrai changement.
La possibilité est produite après, et non pas avant ; et ainsi, je reste convaincu que quelque chose ne va pas dans la transition du possible à l’actuel. La probabilité n’a de sens que parce qu’elle est un contresens, déplacée dans le futur pour les mauvaises raisons. Elle n’a de sens qu’à ne jamais se réaliser et à rester tendue, comme étant l’impossible rédemption de la dette. Et pourtant c’est l’attente qui lui donne sa tension. Il nous faudrait ainsi un milieu de transmission sans attente et sans possibilité, un milieu d’immersion et de retournement sur place et de traversée par le seul sens, qui sera celui de la contingence première. Un milieu qui sera celui de la contingence matérielle, celle de l’écrivain et du marché, sans la probabilité.
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Le seul sens de la probabilité est un contresens, ai-je dit : elle va à contresens du temps. Si je remplace passé et futur (montée et descente), ces deux directions qui sont trop suspicieusement symétriques dans le temps chronologique, par passif et actif contingent, invoquant pour cela une opération aussi forte que la conversion, seule capable de transformer l’un en l’autre, alors la probabilité apparaîtra comme appartenant au domaine du premier (le passif, la dette). Et ainsi, il apparaîtra, pour la raison que la probabilité est censée officiellement prendre son sens du futur, qu’elle n’est qu’un contresens. La probabilité, toujours inférieure à un sinon elle n’aurait aucun sens (ce qui indique déjà, par anticipation, qu’elle ne devrait jamais se réaliser : qu’elle ne devrait jamais devenir égale à un), n’est que la réflexion, dans le futur, de la face de la dette qui est également brisée et inférieure à un, pour la raison que le débiteur l’a séparée du créditeur.
Dès qu’il y a une dette, il y a la possibilité du défaut, et cela se traduit par le « moins que un » qui ne cherche plus qu’à valoir un de nouveau. Pour lui, l’unité est ainsi une valeur et une obligation. Il y a un défaut inhérent à la dette, un acte irréversible, un prêt qui a d’abord été contracté avec le temps et qu’on ne pourra jamais rembourser, pour la raison que le temps ne peut pas revenir : il ne coule et ne se dépense que dans un seul sens et il ne peut pas rendre ce qu’il a pris. Ce défaut majeur, cette impossibilité de remonter le temps, cette insuffisance et cette passivité qui devient une sorte d’activité – car elle nous prend et nous absorbe –, ou plutôt, qui devient une passion, lorsque, absolument passée et absolument irréversible, c’est vers elle que nous tendons dans le temps, cette insuffisance essentiellement causée par l’irréversibilité du passé se traduit alors, lorsqu’elle se retourne et nous fait face (tâchant de remplacer la face perdue de la dette) comme cette chose que nous attendons et dans l’attente de laquelle nous commettons un contresens et un « mauvais placement » (misplacement), en la notion de probabilité qui ne sera jamais égale à un.
Ainsi la possibilité devrait-elle être séparée de sa réalisation par un fossé au moins aussi infranchissable que celui qui reviendrait à remonter le temps. Bergson disait déjà que la possibilité était postérieure et non pas antérieure à la réalisation, et qu’ainsi, lorsqu’elle se projetait en arrière pour faire mine de se réaliser, il ne s’agissait là que d’un emprunt qu’elle faisait au réel, un rôle d’emprunt, qu’elle ne pourrait jamais rembourser. Quant à Deleuze, il n’admet pas que l’être « saute », lui qui se dit en un seul sens, entre possibilité et réalisation.
Qu’on s’attende à réaliser vraiment une possibilité devrait être aussi impossible et aussi irréalisable que de remonter le temps pour rembourser la dette sans aucun risque. Une possibilité ne se réalise pas. Seul l’imprévu se réalise. Seul l’impossible se réalise ; et le verbe « se réaliser » lui est alors inadapté, car l’impossible n’est rien avant qu’il ne se réalise ; il n’est rien à quoi on puisse ne fût-ce que référer pour dire : « Cela se réalise ».
Rien ne se réalise, lorsqu’on comprend qu’il n’y a qu’un seul sens qui est celui de la contingence. Car la contingence est alors tout simplement le sens de l’être, le sens de son écriture, le trait de l’être sur le néant. L’être a le néant comme son autre face, et lorsqu’on regarde cela et qu’on comprend cela dans un seul vocable et dans un seul sens, dans une chose qui n’aura alors qu’une seule face (puisque l’une des faces est l’être et l’autre le néant), alors cette chose sera la contingence. Ainsi, les choses réelles le sont sous le seul régime de la contingence qui exclut la nécessité (et la possibilité) en raison de l’univocité de la contingence.
Quant aux choses non encore réelles, les choses qui pourront se réaliser et qui sont donc, par notre définition, les choses imprévues et les contingences futures, leur mathématique ne sera jamais celles des probabilités et de l’espace du possible ; elles ne seront jamais piégées dans un tel espace, comme si, ayant sauté devant elles, nous les attendions et nous les interceptions avec la logique de la possibilité et de la réalisation. La seule façon de les « dépasser », de les « prévoir » et de se mettre dans le sens de leur courant, c’est de se faire traverser par elles, de façon qu’elles nous poussent. Il s’agit pour nous de trouver leur « milieu », leur médium, où l’on fera alors quelque chose qui ne pourra pas être de les prévoir.
Dans le marché, comme les événements sont tous formés de la même matière qui est celle des chiffres, il se trouve que la « transformation » est toute trouvée. C’est celle qui revient à « faire de l’argent » en tant que market-maker. On fait alors autre chose que prévoir le marché, on produit une écriture postérieure (ni l’écriture de la même chose, une réplication, ni l’écriture d’une autre chose, une déroute), mais, sachant la régularité des gains, tout se passe comme si nous avions prévu le marché (car l’on suppose, dans une sorte de fiction étrange et étrangère, que celui qui prévoit le marché est assuré d’y gagner de l’argent – je me demande de quelle manière hautement absurde et improbable).
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Dans le sens de l’histoire maintenant (tout ce qui n’est pas le marché), je ne vois d’autre transcription de ce que j’avance là que celle qui revient à dire qu’il ne faut pas non plus s’enfermer dans la possibilité et dans le mythe stérile et passif de l’attente, mais qu’il faut, parallèlement à l’histoire, ou plutôt, en se faisant traverser par son sens, produire des lignes perçantes : un processus au moins aussi original que l’histoire, qui ne permette pas de « prévoir » l’histoire – cette absurdité – mais d’accumuler des gains qui seront dus à la conjonction de l’histoire qui pousse et du fil que l’on produira.
Le gain reviendra à dire que le fil produit, cette écriture, aura toujours été aussi surprenant que l’histoire (s’il faut qu’il soit comptabilisé dans la même numéraire qu’elle), c’est-à-dire qu’il ne lui aura jamais tourné le dos, que l’écrivain ne se sera jamais pétrifié dans une projection, dans une dette, dans une espérance : qu’il n’aura fait que creuser un sillon sans possibilité et sans miroir, sans lumière même, produisant un genre de pensée vraiment matériel. C’est-à-dire que cette pensée sera de la même matière que la contingence, inexprimable autrement que par le fil et le sens de l’écriture. Ainsi mon mouvement revient-il ici à me montrer aussi radical que dans ma suppression des possibilités, et à supprimer toute pensée possible, c’est-à-dire toute pensée qui serait exprimable, et même, qui serait accessible et productible, autrement qu’en écrivant.
Il se passe un échange fondamental quand on écrit. Il se passe une place inéchangeable dans l’écriture. Ce n’est pas pour rien que l’actif contingent est essentiellement une écriture et qu’il est essentiellement échangé. On est traversé par la contingence quand on écrit ; on se trouve dans cette place, où l’autre coupe. On est à sa place. Mais c’est une place qui ne nous est pas propre et nécessaire ; car on est également contingent à cette place ; on ne fait que la visiter comme le champ de ruines.
Comme le champ de ruines, elle nous presse d’écrire ; il y a le vide et l’immanence de la presse de la ruine ; il y a là le trait de l’écrit qui vient affirmer le trait de l’être sur le néant ; il y a un reste, un vestige, et non pas une habitation, dans l’écrit.
10:07 Publié dans Contingence | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : meillassoux, marché, écriture, finance
Commentaires
Tiens un lecteur de Meillassoux. Mais que dis-je non Meillassoux pose la nécessité de la contingence et vous la contingence de la nécessité ce qui ne revient pas au même. Question d'enfilade.
Ecrit par : Anthony | 24.05.2009
Oui, je préfère une contingence absolue à une contingence nécessaire; et si elle est absolue, sa nécessité devient non nécessaire (non que sa nécessité devienne contingente), simplement parce que cette nécessité peut alors apparaître comme une condition, or, l'absolu n'en a pas... En somme, la contingence est-elle une modalité? Ou alors, sa nécessité n'en est plus une non plus? Qu'est-elle alors?
Ecrit par : elie | 24.05.2009
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