06.03.2009
Le coup de dés
R. M. m’écrit qu’il est nietzschéen, dans son dernier mot que je peux appeler « son mot d’introduction » sur la place, puisqu’il l’écrit pour la première fois de manière différentielle, disant ce qu’il n’est pas ; affirmant sa solitude mais recherchant la compagnie, c’est-à-dire se défendant de rechercher l’entrée à cette place et la compagnie qu’il y fondera autrement qu’au nom de sa solitude.
Cela me laisse poser, en matière de compagnie, celle de la table, pour sa vertu de rassembler les convives autour d’un même travail et d’en dresser alors un plan qui ne sera pas sans rappeler le plan d’immanence de Deleuze – car on parle de « dresser la table » –, et en matière de fondement de la table, de l’entrée dans sa place et dans sa matière, la fente qui la traverse : cette singularité, ce vide qui l’attire dans la chute en arrière et qui la tisse comme une navette, ce vide qui produit sa matière mais en même temps qui la disjoint, qui marque un bord et un précipice et un arrêt – et donc une arête et une répétition – au sein de son milieu continu, cette fente qui se prolonge entre R. M. et moi, qui trace la ligne qui nous joint en même temps que le vide qui nous sépare, l’accident qui s’est engouffré dans la nécessité, l’ouverture du précipice, le saut dans le vide qui s’est marqué dans la fermeture de la ligne, si bien que pour fonder cette table-là et sa compagnie autour de la singularité qui la fendait, j’ai adopté le terme de fendement de la table.
Et je me plonge aujourd’hui dans la lecture de Nietzsche et la philosophie de Deleuze. C’est en le lisant que j’ai trouvé la manière de nommer l’inévitabilité et l’intraitabilité de l’insertion du market-maker dans le pit. Le market-maker, ai-je pensé, est exactement dans la position où il affirme la nécessité du hasard. La nécessité s’affirme du hasard, écrit Deleuze.
* * * * *
Or, pour penser cela, pour parvenir à comprendre enfin la formule de Nietzsche, je dispose de mon propre chemin de pensée, issu du pit il y a 21 ans. Où j’avais alors saisi dans un éclair que ce qui s’y produisait pouvait sembler guidé par la causalité mais qu’il se matérialisait alors dans un médium irréversible qui « échangeait » aussitôt cela, un médium que j’ai plus tard interprété comme celui de l’écriture, en tant que telle irrécupérable par la probabilité et par le « générateur » et, pour cette raison, impossible à rejouer ; et je dispose de tout l’arsenal des actifs contingents et des derniers raffinements de leur écriture et de leur « pricing », développés dans cette boîte de laquelle je sors aujourd’hui pour écrire un livre.
Sans doute, pour redire la formule de Nietzsche aujourd’hui et pour réaffirmer le hasard, n’emploierai-je pas l’image du dé qui reste trop attachée aux états du monde fixes et à la probabilité (tant il est vrai que les jeux du hasard, la roulette et les dés, ont fourni jusqu’ici aux penseurs et aux philosophes la seule illustration du hasard), mais utiliserai-je directement le pit des actifs contingents, c’est-à-dire cette distinction entre contingence et possibilité qui devient très visible à la conclusion du métier de tissage du marché, et qui a certainement été pressentie par les penseurs qui se sont interrogés sur la place du joueur au-delà du coup de dés, c’est-à-dire sur son écriture : sur la nécessité qui le maintenait à sa place.
Je dispose aujourd’hui de la conversion pour reléguer la catégorie entière de la probabilité. La probabilité, ai-je dit, n’est que la faille dans la face de la dette, l’impossibilité de remonter le temps et de rembourser la dette, une tension qui n’est tournée que vers le passé et qui a été déplacée (misplaced) dans le futur.
La conversion est censée transformer cela en avenir et en contingence ; et il est faux de croire que la multiplicité des états du monde, venue briser la face unique de la dette, changera quelque chose au dogme de la convergence. La contingence, en tant qu’issue de la conversion, est frappée par l’échange et a la même matière que l’écriture. C’est la contingence qui imprime le livre et qui impose la place : qui impose que l’on s’y tienne pour écrire et que de ce pit ressorte l’intensité qui affirmera le hasard.
L’intensité du pit est le hasard absolu qui ne sera jamais aboli par un coup de dés ; elle est l’affirmation où se tient le market-maker (et voici qu’avec la décomposition du mouvement que permet la pensée, conduite par moi, des actifs contingents, la place où le market-maker doit effectivement se tenir se crée : tout cela devient visible).
Or, Nietzsche n’a pas connu le pit : il n’a pas connu le médium où se transmettait directement la contingence et qui la rendait indissociable d’une écriture et, en tant qu’écriture, indissociable d’un échange (et avant tout, avec soi-même, avec la place où l’on se tient). Nietzsche n’avait que l’image du dé où s’enfoncer. Or, l’intensité de sa pensée a suffi pour en extraire une intensité qui sera équivalente à celle de mon pit, à condition qu’on sache traduire les termes qu’il a employés.
* * * * *
Le joueur qui affirme le hasard pousse au-delà du dé : il est engagé dans quelque chose de plus lointain et qui le maintient. Ainsi, lorsque le dé est lancé, c’est le hasard qui est lancé, et en tant que tel, on a envie de le poursuivre, de l’affirmer, de le maintenir, de l’accompagner dans une autre direction que la gravité qui le fera retomber ou du temps chronologique qui arrêtera sa combinaison et qui devra le terminer.
Le joueur se trouve là, a-t-on envie de dire (sa place le lui impose), pour aller dans ce sens ; mais c’est la nécessité qui retombe. La nécessité retombe mais le hasard reste lancé. C’est la nécessité, lourde et qui ne peut que tomber, qui impose que le résultat du coup de dés sera telle ou telle combinaison. Quant au hasard que le joueur affirme, il reste joué, comme dit Deleuze, pour tous les coups.
Se dessine là-haut une combinaison supérieure, un chiffre et non pas un nombre. Ainsi, le coup de dés, la nécessité de tomber, n’abolira-t-elle pas le hasard ; elle s’affirmera du hasard, écrit Deleuze, ce qui veut dire qu’elle ne lui est pas contraire.
Il n’y a aucune contradiction entre le hasard et la nécessité. La deuxième est le sens du premier : elle s’affirme de lui. C’est pour lancer le dé que le joueur se trouve là, mais c’est pour collecter le résultat, pour relever la combinaison, que ses pieds touchent le floor. C’est parce que le lancer du dé est devenu confondu avec le résultat de la combinaison, comme si le hasard mourait à chaque fois, à chaque coup, dans le sens de l’aller, que le hasard absolu, celui qu’on a envie de suivre dans le pit et dans l’intensité, a emprunté l’image de l’éternel retour, littéralement, du revenant.
Le calcul des probabilités, qui ne connaît que la mort par le résultat et qui fait mourir le hasard à chaque coup, a dématérialisé la nécessité de l’écriture qui gardait le joueur lié au sol. Mais Nietzsche a bien compris que le joueur se trouvait là et tenait là sa place pour l’au-delà du calcul des probabilités. C’est bien la différence entre contingence et possibilité qu’il distinguait là. Et c’est aujourd’hui mon analyse du marché des actifs contingents qui permet de donner une consistance matérielle à la fente d’où jaillit ce discours.
À la fois le coup de dés de Nietzsche et le marché (des actifs contingents) doivent être délestés de l’image de la probabilité afin qu’on comprenne la primauté de la contingence dans chacun d’eux, en tant qu’elle est liée à la place, à l’échange et à l’écriture. Ainsi deviendra matériel le médium où le joueur peut se transmettre et succéder à l’événement, c’est-à-dire l’écrire.
* * * * *
Le marché est un dé qui n’a qu’une seule face.
Lorsque le dé n’a qu’une seule face, il ne peut plus tomber (comme tombe un vélo lorsqu’il s’arrête) ; il reste emporté par son lancer, celui de l’unique coup. C’est la nécessité qui fait tomber la combinaison (et non pas le dé) et qui est donc l’autre face du dé. Elle est la face-retour qui tente d’échanger le hasard au mauvais sens du mot « échange », celui que Baudrillard prétend impossible, c’est-à-dire qu’elle l’enferme – sauf que j’aimerais, à ce stade, dire « contingence » au lieu de « hasard » afin de distinguer celle-ci des jeux de hasard qui restent enfermés dans leurs combinaisons, et dont les dés ou la roulette ont rendu l’image populaire. La nécessité enferme le hasard dans la « pièce aux miroirs et aux combinaisons » où le hasard se réfléchit et ne peut plus percer avec la pensée, une pièce où les états du monde sont en nombre fixe et attendent le retour du hasard, qui était censé continuer sur sa lancée et ne pas se retourner.
La nécessité brise l’unique face de la contingence ; elle appartient au théâtre artificiel où nous avons emprisonné le dé, lui donnant autant de faces mais guère plus que ne le permettent notre espace à trois dimensions et notre temps chronologique, un théâtre où il faut faire la queue avec les événements, où il faut les attendre et les espérer.
La nécessité fait retomber la combinaison du dé. Elle leste le dé. On peut même dire qu’elle le rend pipé : le faisant toujours retomber sur cette « identique » face, celle d’un nombre quelconque, quand il aurait dû garder la liberté et l’envol et le lancer de tous les coups à la fois.
Nous habitons le théâtre de représentation du dé, cette chambre de miroirs et de la spéculation mauvaise, et nous y avons pris nos habitudes. C’est-à-dire que nous ne pouvons plus que partir de là (et c’est pourquoi, lorsqu’une pensée intense comme celle de Nietzsche parvient à laisser le dé intense lancé pour toutes les fois, cette face unique, impossible, qui contient toutes les faces, nous apparaît comme un éternel retour) et, partant de là, commençant par la nécessité et croyant même qu’elle fournit les premiers nombres, les premiers accords et les premiers mots (alors qu’une pensée perçante ne devrait plus chercher que la suite après la fin, c’est-à-dire les raccords), nous n’avons d’autre choix que de remonter le sens de la nécessité et de la renverser, elle qui n’est que la brisure du hasard et sa contradiction, pour dire, nous qui n’avons pas encore traversé la face du miroir : « Cette nécessité s’affirme du hasard ; elle n’en est que le reflet ici-bas, son image dans le miroir de la représentation ; elle n’a fait qu’en détourner le sens ; c’est même elle, dans cette perversion du miroir et de la représentation, qui nous en donne le sens », puis, audacieux, empruntant l’éclair de cette pensée et traversant la réflexion du miroir, nous comprenons alors que, loin de faire retomber le hasard absolu, au contraire la nécessité s’affirme de lui.
Si la nécessité ne peut que retomber dans ce sens, c’est donc bien que la source du sens, le dé, lui est antéposé et supérieur et que celui-ci, une fois lancé au-delà de la contradiction de la nécessité, ne nous apparaîtra plus, par-delà le miroir de la représentation (cette salle des miroirs où se réfléchissent et se répondent le hasard dégénéré à l’état de possibilité, lui qui est censé être une œuvre et non pas un état, et la nécessité qui n’est que la somme des possibilités), que comme un paradoxe, dont l’attitude la plus appropriée à son égard reviendra alors à l’affirmer. La nécessité arrête le dé (elle lui fournit les mauvaises faces des miroirs qui ne reflètent plus que des nombres et des arêtes) et elle l’échange de la mauvaise manière, lui, le signe de la contingence qui n’a en réalité qu’une seule face et qu’un seul sens.
* * * * *
Au-delà de la face et du nombre, il y a la sur-face et le chiffre. Ainsi, pour aller dans le sens de la contingence, pour abonder dans son sens et la transmettre, il ne faut plus la face d’un dé qui porte un nombre, mais la surface du marché qui transporte son chiffre. Le « prix » est ce chiffre. Le prix est ce qui doit remplacer le calcul des probabilités, lorsque le dé est rendu à son sens unique et à son intensité, qui est l’intensité du pit. Et le marché est la surface qui « conduit » cette intensité.
Pour le joueur qui a su « se plier à cette surface » et qui a su traverser les faces du miroir, il se forge alors une autre sorte de nécessité, qui est le résultat de la conversion de la précédente. La nécessité du nombre, celle qui retombe sur ses pieds, se convertit et se transmute en la nécessité de la contingence : non pas une nécessité issue de l’habitude de la pièce, mais de l’habitation de la surface, du pli de la surface qu’il faudra prendre, comme lorsqu’on dit que l’on « prend le pli ». Elle devient la nécessité de s’inscrire dans le courant d’univocité de la contingence, de se faire traverser par son processus ; en un mot, la nécessité de l’écriture (dont Deleuze a justement dit qu’elle fondait la contingence).
Ce n’est plus ici la nécessité qui s’affirme du hasard, comme sa retombée, comme la retombée de son sens, mais la nécessité de l’affirmer, ou plutôt d’affirmer la contingence. Ce n’est plus la nécessité de la mort, de la face qui tue le hasard, de la face qui tranche le corps du hasard et qui en sépare à chaque fois un nombre, mais la nécessité de la création. Ce n’est plus une nécessité subordonnée à la possibilité, comme somme des possibilités, mais celle de la surface, celle qui dit qu’il ne reste plus qu’une seule face au dé, cette surface, et qu’il ne reste plus qu’une seule possibilité, celle d’habiter la surface : la contingence qui ne se décompose plus en faces ou en états, mais qui se compose et s’enchaîne comme un travail et comme une œuvre, très certainement celle qu’habitait Pierre Ménard, lui à qui il ne restait non plus qu’une seule possibilité, le Quichotte, et qui ne s’est pas privé de garder ouverte devant lui l’infinité de l’œuvre, de la surface et de la composition.
* * * * *
Œuvre à venir, livre à venir, l’avenir ; ce qui vient et ce qui arrive, la contingence. La contingence n’a qu’une seule face. Il n’y a rien d’autre que son sens, rien par rapport à quoi elle serait relative, aucune distribution d’états à laquelle elle serait redevable et qui la contraindrait, qui attendrait de sa part une soumission ou une rédemption (comme si le joueur devait nous remettre son dé, nous rendre ses armes), aucune autre face qui la contraindrait et la réduirait et la débiterait comme un débiteur et la débiliterait comme une dette ou un dû. Elle n’a qu’une seule face et aucune comptabilité (something to which it would be accountable) ; et c’est pour cette simple raison que la contingence est absolue, elle qui n’a plus la nécessité pour la retenir ou la refaire tomber ; c’est pour cette raison que l’absolu est ici factuel (ou factual, comme dit Quentin Meillassoux).
La contingence est absolue et donc elle est toujours. L’avenir est toujours maintenant. Quand on est emporté par ce lancer-là, par cet élan-là, a-t-on le temps de se retourner pour compter et pour prévoir ? On traite directement la contingence (we process it) et on est traversé par son processus. On peut donc dire qu’on la prévoit (si on insiste pour garder ce mauvais terme de la mauvaise comptabilité), tout simplement parce qu’on court à la même vitesse qu’elle : la comptabilité est désormais située à l’avant et non plus à l’arrière.
Quand on sait habiter cette surface et qu’on traite la contingence par un processus qui lui est adapté et que je ne sais plus appeler que du nom de « processus de l’écriture », quand on a réussi à arrêter de réfléchir pour penser, percer, et écrire (c’est pour ça qu’on parle de « pointe de l’écriture »), alors on pourra, si on insiste, affirmer que l’on prévoit l’événement.
* * * * *
Le bon joueur est le joueur qui écrit. Je ne trouve pas de meilleur terme pour nommer cette pensée qui a percé le « mur du sens », cette voiture-pensée, ce concept-car. Ainsi la DS, qui était le véhicule d’un éternel retour à la place du marché, devient-elle le dS qui perce la surface pour piquer le premier point de la fabrique du marché et pour « faire le point du marché », pour me mener à l’envers du globe (à l’envers du système de positionnement global) directement vers le local du marché, directement à Sydney, la ville du signe et du cygne et du dS, la ville de destination de la dernière aventure, celle du récit du virtuel (le récit d’aventures) qui a percé la totalité des possibles en perçant le globe et qui a rejoint le point de non retour (dont l’éternel retour est l’image de la retombée ici-bas).
Sydney, ou le raccord que j’ai trouvé à l’envers pour retourner éternellement du virtuel et écrire enfin ce livre qui ne sera jamais la somme du marché, et qui ne sera le livre du marché que parce que la fabrique du marché sera venue l’habiter également. C’est le livre qui emporte le marché d’une seule pièce, qui sait tendre la surface, la marqueterie sur laquelle ne saura jamais se poser le Black Swan, le plan de travail (et d’écriture) qui s’étend absolument dans le « point aveugle » du Black Swan.
Dans le sens d’écriture de ce livre (que la contingence imprime sur moi et imprime pour moi), l’échange qui arrêtait le hasard dans la pièce aux faces et aux miroirs est désormais tiré dans la particule élémentaire du médium de transmission. C’est désormais l’échange irréversible, celui qui assure la conduction du fil de l’écriture à la surface du marché, celui qui fait que l’écrivain s’échange avec son écrit et avec son œuvre et qu’il ne peut plus la « comprendre ».
C’est cette surface et cette feuille d’écriture qu’il m’a été donné d’admirer (et non pas où je me suis « miré ») ce jour d’octobre 1987 d’où j’ai été frappé, sur le pit, que s’écrivaient là d’autres signes et d’autres nombres que ceux qui pourraient être reproduits avec un générateur. Non pas que le générateur fût tellement complexe que son mécanisme échapperait à l’enregistrement physique de la voix et du geste (le film des événements qu’il suffirait de refaire dérouler pour reproduire les mêmes prix et les mêmes effets), mais c’est simplement que le générateur n’existait pas, pire, que la notion même de générateur ne s’appliquait pas à cette production à laquelle j’assistais. Car j’assistais alors à la genèse, à la multiplicité immanente du marché, et c’était un contresens total (justement, il n’y a plus que le contresens qui soit total dans ce sens-là) que de reculer vers une essence, ou une entité platonicienne, aussi dissimulée fût-elle, qui serait celle du « générateur ».
Il suffit maintenant, 21 ans après le pit (à supposer que j’en sois jamais sorti) et 10 ans après la boîte de laquelle je sors pour écrire ce livre, que je sorte avec R. M. sur la place reconnue de l’écriture et que, d’un seul et commun élan, nous imprimions non pas un livre, mais de nouveau l’élan du dé : son lancer unique.
Comment conduire le véhicule de manière qu’il ne retombe pas dans la nécessité ? Comment conduire la conversion, que je sens de plus en plus pressante, vers la capture de cette face unique, ou surface de la contingence ? Comment se placer à ce point fusionnel (température) où la contingence jaillit de source, où l’écriture n’a plus qu’une seule face, où le livre est unique et répété, où la place est ce qui nous tient et où nous allons désormais nous tenir ?
10:04 Publié dans Contingence | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : écriture, deleuze, citroen ds, black swan
Commentaires
j ai parcouru ton blog je suis impressionnée par ta production d'écriture comme je le suis aussi en ce moment à la production de galets par ma maison, qui sortent par la porte d'entrée et sont déversé au devant, c est l'image qui me vient à l'instant à l'esprit, il y a des travaux depuis 2 jours et je n'imaginais pas que cette maison était faite avec autant de galets si ronds , si lisses et si gros et à l'air si doux. je me demande comment elle tient, cette maison, avec un matériau comme celui là!!
Ecrit par : marianne | 06.03.2009
Merci, Marianne, de parcourir également ma maison dans le sens qui revient à en extraire les galets si lisses et si ronds... J'y pense, mais le galet est un solide sans arête, un dé de pierre qui donc ne retombe pas (sans doute la raison pour laquelle ta maison tient); et je l'adopterais volontiers, ou plutôt la masse des galets, comme matériau de ma contingence et de la surface sur laquelle je veux marcher/marché.
Ecrit par : elie | 06.03.2009
Ecrire un commentaire